Les taux plasmatiques de magnésium seraient, en population
féminine, fortement et inversement associés au risque de mort
subite d’origine cardiaque (MSC). C’est ce qui ressort d’une étude
conduite par des auteurs américains, notamment d’Harvard, auprès de
32 826 femmes âgées de 44 à 69 ans, participant à la Nurses’
Health Study. Cette étude, cas-témoins nichée dans une cohorte
prospective, a recensé, sur 16 ans, 99 cas de MSC, et apparié à
chaque cas, trois témoins sur l’âge, l’ethnie, le statut tabagique,
la date du prélèvement sanguin. L’analyse, après ajustements sur
les facteurs confondants potentiels (dont les habitudes
alimentaires, le mode de vie, les facteurs de risque
cardiovasculaire…) laisse apparaître chez les femmes du quartile le
plus élevé de magnésémie (médiane : 2,3 mg/dl ; 2,2-2,8 mg/dl) un
risque 77 % plus faible de MSC (intervalle de confiance à 95 %
[IC95] de 40 % à 91 %) que chez celles du quartile le plus faible
(médiane : 1,7 mg/dl ; IC95 de 1,2 à 1,8 mg/dl) (p pour la
tendance=0,003).
Dr Julie Perrot
Chiuve SE et coll. : Plasma magnesium as a predictor of sudden cardiac death : Findings from the Nurses’ Health Study. American Heart Association (AHA) scientific sessions 2009 (Orlando) : 14-18 novembre 2009.
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