Les femmes atteintes de syndrome des antiphospholipides
(SAPL) ayant un risque accru de fausses couches (FC) répétées, des
auteurs néerlandais et britanniques se sont intéressés au devenir,
peu exploré jusque-là, des grossesses faisant suite aux fausses
couches. Ils ont étudié une cohorte de 737 femmes, ayant déjà eu
deux FC consécutives ou plus, venues consulter à cet effet en
service spécialisé au Liverpool Women’s Hospital entre
1988 et 2006, parmi lesquelles, 220 (30 %) avaient un SAPL
documenté. Les femmes ayant un SAPL ne différaient des femmes ayant
eu des FC inexpliquées, ni par la moyenne d’âge (32 ans), ni par le
nombre de FC antérieures (trois en moyenne). Parmi elles, 148 (67
%) ont ensuite mené avec succès une grossesse tandis que, parmi les
femmes sans SAPL, 324 ont mené une grossesse avec succès (63 %)
(odds ratio [OR]=1,2 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,9
à 1,7). Aucune différence entre les deux groupes n’a été
observée en termes de poids de naissance, d’âge gestationnel et de
retard de croissance intra-utérin. Mais le suivi d’un traitement
par héparine et aspirine est apparu significativement augmenter les
chances de succès de la grossesse chez les femmes ayant un SAPL
(OR=2,6 ; IC95 de 1 à 6,6) alors que ce n’était pas le cas chez les
femmes n’ayant pas un SAPL (OR=0,7 ; IC95 de 0,3 à 1,4).
Dr Julie Perrot
Cohn DM et coll. : Recurrent miscarriage in women with and without antiphospholipid syndrome : Prognosis and predictors of a subsequent successful delivery. 51st American Society of Hematology (ASH) Annual meeting (La Nouvelle-Orléans) : 5-8 décembre 2009.
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