A 80 ans, 70 % des femmes présentent une ostéoporose
densitométrique (T-score < -2,5) et le nombre de fractures de
hanche pourrait doubler d’ici 2040.
L’homme âgé est aussi de plus en plus touché par
l’ostéoporose.
L’ostéoporose secondaire est fréquente chez le sujet âgé du fait
de la prescription de traitements ostéopéniants ou impactant le
métabolisme osseux : corticoïdes, anti-épileptiques, IPP, analogues
de la Gn-RH, anti-aromatases.
Certaines comorbidités augmentent aussi le risque fracturaire :
la dénutrition et le déconditionnement physique peuvent être
responsables d’une sarcopénie et de chutes, tandis que
l’insuffisance rénale majore le déficit en vitamine D.
La fracture de l’extrémité supérieure du fémur représente un
modèle de fragilité du sujet âgé dont les réserves fonctionnelles
sont amoindries, avec diminution de la résistance osseuse, de la
force musculaire, du contrôle postural, des fonctions cognitives.
Le pronostic fonctionnel et vital est engagé.
Dr Odile Biechler
Prise en charge de l’ostéoporose : convergences et différences. Jeandel C : Définition d’un point de vue selon le spécialiste : le gériatre. XXXes Journées de l’Association Française pour l’étude de la Ménopause (Paris) : 27-28 Novembre 2009
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