Les étiologies des ulcères et nécroses digitaux sont très
diverses, dominées par les connectivites (avant tout la
sclérodermie mais aussi le lupus), les artérites digitales
(Buerger), les pathologies cardiovasculaires (athérome, embolies de
cholestérol…), les causes toxiques et médicamenteuses
(anticoagulants, chimiothérapie), hématologiques (cryoglobuline,
thrombophilie, syndromes myéloprolifératifs), infectieuses,
paranéoplasiques, professionnelles (syndrome du marteau, maladie
des vibrations), neurologiques, ou encore le syndrome du défilé
thoracobrachial.
Le bilan est orienté par l’interrogatoire (profession,
tabagisme, antécédents médicaux, traitements en cours…), l’examen
clinique (recherche d’un Raynaud, de signes de sclérodermie, de
lupus…). Les explorations comprennent des examens biologiques
(NFS,VS, CRP, électrophorèse des protéines, bilan hépatique et
rénal, anticorps antinucléaires, anticentromères, anti
cardiolipines, cryoglobuline, protéine C, protéine S), un ECG, des
radiographies du thorax et du rachis cervical, une
échocardiographie, un échodoppler des membres supérieurs une
artériographie, une capillaroscopie…
Quelle que soit l’étiologie, le traitement repose sur des soins
locaux et des pansements adaptés, des antalgiques, éventuellement
une antibiothérapie en cas de surinfection, une chirurgie
d’amputation ou de revascularisation si nécessaire, des inhibiteurs
calciques ou mieux des dérivés de la prostacycline. La prévention
pourra passer par la prescription d’antagonistes de l’endothéline
non sélectifs.
Dr Marie-Line Barbet
Lok C : nécroses cutanées des membres : prise en charge Atelier 29 p 53. 14e Conférence Nationale des Plaies et Cicatrisations (Paris) : 17-19 janvier 2010.
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