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Journée de la femme : un vrai coup de pouce en faveur de l’IVG

Publié le 08/03/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le lundi 8 mars 2010 – A la veille de la centième journée internationale de la femme, le Journal du dimanche proposait hier les résultats d’un sondage destiné à révéler la personnalité féminine préférée des Français. Ce panthéon au féminin laisse la première place incontestée à Simone Veil, dont le discours « du 26 novembre 1974 est resté à jamais dans les mémoires » nous assure le Journal du dimanche. Ce fort attachement de nos concitoyens à celle qui a permis la légalisation de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) marque également combien le droit à l’avortement représente pour les Français l’une des premières victoires du combat féministe. Aussi, n’est-il guère surprenant de constater que les principales annonces du ministre de la Santé, en ce 8 mars, concernent l’amélioration de l’accès à l’avortement et à la contraception.

Le privé délaisse une activité non lucrative

En la matière, le gouvernement actuel et Roselyne Bachelot se sont déjà illustrés par plusieurs mesures, tel en 2008 l’augmentation de 20 % du tarif de l’IVG. Cette hausse n’a cependant pas contribué à faire de l’avortement une activité rentable pour les établissements qui la pratiquent, comme le soulignait en février un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales. Cette situation explique d’ailleurs le désengagement progressif des cliniques privées dans ce domaine. Ainsi, « le secteur public assume aujourd’hui les trois quart de l’activité d’IVG (contre 60 % en 1990) ».

La T2A pour une fois louée

Les problèmes de financement ayant trait à l’avortement sont en partie à mettre au compte de l’exclusion de cette activité du champ de la tarification à l’activité (T2A). « L’IVG continue de relever d’un régime spécifique, fondé sur un prix forfaitaire fixé par arrêté ministériel. Cette réalité est mal connue et mal comprise sur le terrain où la plupart des acteurs croient devoir imputer à la T2A la sous tarification de l’IVG » remarquait le rapport. Les auteurs de ce dernier s’étaient en outre livrés à un petit calcul destiné à déterminer « quels seraient les tarifs de l’IVG chirurgicale s’ils relevaient de la tarification de droit commun ». Il était apparu que le tarif atteindrait alors entre 569 à 633 euros, contre les 300 euros actuels. La revalorisation de 50 % annoncée aujourd’hui par Roselyne Bachelot permet de se rapprocher du tarif qui prévaudrait sous le régime de la T2A, sans pour autant l’atteindre : le forfait versé aux établissements pratiquant l’IVG s’élèvera en effet désormais à 450 euros. 

Mieux rembourser la contraception

Soulignons que dans cette même perspective de l’amélioration de l’accès à la contraception et à l’IVG, d’autres mesures sont annoncées ce 8 mars, telle la création d’une consultation gratuite et anonyme auprès des médecins généralistes pour les mineures. Par ailleurs, le gouvernement souhaite s’entendre avec les laboratoires pharmaceutiques afin d’obtenir la prise en charge de certains dispositifs contraceptifs.



Aurélie Haroche



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