La larvothérapie devient progressivement de plus en plus
populaire en France dans la prise en charge des plaies
chroniques. Une équipe de Caen s’est proposé de comparer les
résultats de la larvothérapie à ceux d’une approche classique dans
le traitement d’ulcères veineux et d’escarres superficielles.
Cent vingt malades ont été inclus et randomisés en deux groupes
de 60 sujets comparables pour l’âge, le sex ratio et le type de
plaies. L’un des deux groupes a bénéficié de la larvothérapie,
l’autre d’un traitement de détersion classique effectuée sous
anesthésie topique appliquée une demi-heure avant les soins.
L’hospitalisation a duré 15 jours et les malades ont été revus en
consultation à un mois.
L’analyse a porté sur 106 patients qui avaient pu être évalués à
J8, J15 et J30. La qualité de la détersion, jugée sur photos
numériques, était significativement meilleure à J8 dans le groupe
larvothérapie mais il n’y avait plus de différence à J15.
L’importance de la douleur sur EVA a été identique dans les deux
groupes (mais le traitement classique était fait sous anesthésie
locale). L’effet sur la flore locale en particulier en ce qui
concerne la présence de SARM ou de pyocyanique a été similaire dans
les deux groupes et l’efficacité sur la cicatrisation (évolution de
la surface de la plaie), a semblé également comparable.
Les résultats de cette étude randomisée (« en double aveugle »
car les soins auraient été faits les yeux bandés, ce qui surprend
quelque peu…) rejoignent ceux de Dumville et coll. Qui dans l’essai
VenUS II, constatent en comparant détersion par larvothérapie et
par hydrogel une détersion plus rapide dans le premier cas sans que
la larvothérapie se soit montrée supérieure sur les autres
paramètres.
Dr Marie-Line Barbet
Dompmartin A : Quoi de neuf sur la détersion par les larves ? Séance plénière p34
14e Conférence Nationale des Plaies et Cicatrisations (Paris) : 17-19 janvier 2010.
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