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Commission nationale de pharmacovigilance : appel à un renouvellement des experts

Publié le 10/03/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le mercredi 10 mars 2010 – Différentes missions sont assurées par la Commission nationale de pharmacovigilance (CNPV) dont la plus importante concerne l’analyse des données ayant à trait aux « effets indésirables des médicaments et produits » de santé. Cet organe a également pour tâche de formuler à l’intention du directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) des recommandations destinées à « prévenir, réduire ou faire cesser les risques liés à l’utilisation de ces médicaments et produits ». Par ailleurs, la CNPV peut suggérer au directeur de l’AFSSAPS la réalisation de différents travaux et enquêtes jugés « utiles à l’exercice de la pharmacovigilance ». Enfin, pouvant être saisie par le ministère de la santé, cette commission est également dotée d’un rôle consultatif.

Conflits d’intérêt

Composée de six membres dits de droit représentants les pouvoirs publics, l’AFSSAPS, l’INSERM ou encore la Commission nationale de pharmacovigilance vétérinaire et la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes, la CNPV compte également dans ses rangs trente-trois membres nommés par le ministère de la Santé. Trois pharmaciens hospitaliers font notamment partie de ces membres désignés par l’Avenue de Ségur. Enfin, la Commission nationale de pharmacovigilance peut exercer pleinement ses missions grâce à la présence de différents experts rapporteurs. Aujourd’hui, « en vue du renouvellement de [la] commission et afin d’assurer une large couverture de ses besoins en expertise externe, l’AFSSAPS lance un appel à candidatures. Cet appel à candidatures est également l’occasion d’élargir le cercle des experts-rapporteurs auprès de la CNPV », indique un communiqué récent de l’Agence. Pharmaciens hospitaliers, mais aussi d’officine, cliniciens, pharmacologues ou toxicologues ou encore des personnalités compétences en pharmaco-épidémiologie sont aujourd’hui recherchés par l’AFSSAPS. L’appel à candidature qui sera clos le 16 avril suppose que les spécialistes intéressés présentent outre les données classiques sur leur parcours une déclaration d’intérêts. Sur ce point, en effet, le communiqué se montre très insistant : « Afin de conforter les garanties permettant aux commissions de siéger en toute indépendance, l’AFSSAPS procède à l’évaluation des niveaux de risque de conflits d’intérêts et à l’identification des situations d’intérêts importants avec les dossier à évaluer, conduisant à exclure des débats et du vote les experts concernés », peut-on lire.

Trois ans

A l’issue de la clôture de l’appel à candidatures, la sélection sera réalisée par un jury scientifique qui comptera notamment le directeur général de l’AFSSAPS, « une personne qualifiée, deux membres désignés au sein du conseil scientifique de l’AFSSAPS et le chef de département de la pharmacovigilance ». Les professionnels qui seront retenus exerceront un mandat de trois ans renouvelable.



Aurélie Haroche




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