Paris, le mercredi 10 mars 2010 – Différentes missions sont
assurées par la Commission nationale de pharmacovigilance (CNPV)
dont la plus importante concerne l’analyse des données ayant à
trait aux « effets indésirables des médicaments et
produits » de santé. Cet organe a également pour tâche de
formuler à l’intention du directeur général de l’Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) des
recommandations destinées à « prévenir, réduire ou faire cesser
les risques liés à l’utilisation de ces médicaments et
produits ». Par ailleurs, la CNPV peut suggérer au directeur
de l’AFSSAPS la réalisation de différents travaux et enquêtes jugés
« utiles à l’exercice de la pharmacovigilance ». Enfin,
pouvant être saisie par le ministère de la santé, cette commission
est également dotée d’un rôle consultatif.
Conflits d’intérêt
Composée de six membres dits de droit représentants les pouvoirs
publics, l’AFSSAPS, l’INSERM ou encore la Commission nationale de
pharmacovigilance vétérinaire et la Commission nationale des
stupéfiants et des psychotropes, la CNPV compte également dans ses
rangs trente-trois membres nommés par le ministère de la Santé.
Trois pharmaciens hospitaliers font notamment partie de ces membres
désignés par l’Avenue de Ségur. Enfin, la Commission nationale de
pharmacovigilance peut exercer pleinement ses missions grâce à la
présence de différents experts rapporteurs. Aujourd’hui, « en
vue du renouvellement de [la] commission et afin d’assurer une
large couverture de ses besoins en expertise externe, l’AFSSAPS
lance un appel à candidatures. Cet appel à candidatures est
également l’occasion d’élargir le cercle des experts-rapporteurs
auprès de la CNPV », indique un communiqué récent de l’Agence.
Pharmaciens hospitaliers, mais aussi d’officine, cliniciens,
pharmacologues ou toxicologues ou encore des personnalités
compétences en pharmaco-épidémiologie sont aujourd’hui recherchés
par l’AFSSAPS. L’appel à candidature qui sera clos le 16 avril
suppose que les spécialistes intéressés présentent outre les
données classiques sur leur parcours une déclaration d’intérêts.
Sur ce point, en effet, le communiqué se montre très insistant : «
Afin de conforter les garanties permettant aux commissions de
siéger en toute indépendance, l’AFSSAPS procède à l’évaluation des
niveaux de risque de conflits d’intérêts et à l’identification des
situations d’intérêts importants avec les dossier à évaluer,
conduisant à exclure des débats et du vote les experts
concernés », peut-on lire.
Trois ans
A l’issue de la clôture de l’appel à candidatures, la sélection
sera réalisée par un jury scientifique qui comptera notamment le
directeur général de l’AFSSAPS, « une personne qualifiée, deux
membres désignés au sein du conseil scientifique de l’AFSSAPS et le
chef de département de la pharmacovigilance ». Les
professionnels qui seront retenus exerceront un mandat de trois ans
renouvelable.
Aurélie Haroche
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