La conduite à tenir devant un frottis montrant des anomalies
nucléaires borderlines ou une dyscaryose modérée fait encore
l’objet de nombreuses discussions.
Une étude récente vient s’ajouter aux données disponibles, en
comparant deux types d’intervention.
Dans le premier groupe, les patientes présentant ces anomalies
se voyaient proposer un test HPV puis une colposcopie immédiate en
cas de positivité de celui-ci.
Celles dont le test HPV était négatif devaient effectuer une
nouvelle cytologie à 6 et 18 mois et une colposcopie était indiquée
en cas de persistance ou d’aggravation des anomalies.
Dans l’autre groupe, le frottis était refait à 6 mois et à 18
mois et la colposcopie n’était réalisée que si l’un des frottis
montrait à nouveau une anomalie. La première stratégie a permis de
dépister plus de CIN 3 (10,7 % [n=36/337] versus 6,4 % [n=21/329] ;
p = 0,047), dans un délai plus court (154 jours versus 381) et pour
un coût inférieur.
Dr Roseline Péluchon
Rijkaart D et coll. : Comparison of HPV and cytology triage algorithms for women with borderline or mild dyskaryosis in population-based cervical screening (VUSA-SCREEN STUDY). Eurogin 2010 (Monte Carlo, Monaco) : 17-20 février 2010.
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