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A la recherche de tissus parathyroïdiens ectopiques

Publié le 07/06/2011 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La cause la plus fréquente de la persistance ou de la récidive d’une hyperparathyroïdie après parathyroïdectomie est l’existence d’une glande anormale passée inaperçue et donc laissée en place. Certes, mieux vaut prévenir que guérir d’autant que les explorations itératives du cou ont la juste réputation d’être plus délabrantes et d’entraîner davantage de blessures récurrentielles et d’hypocalcémies que les interventions premières. Mais si l’on se trouve cependant dans cette désagréable situation, il importe de connaître avec précision les sites où rechercher la glande « oubliée ».

Les auteurs texans ont repris les dossiers de 54 patients (43 femmes) ayant nécessité une nouvelle parathyroïdectomie entre 2005 et 2008 (après exclusion de 21 néoplasies endocriniennes multiples et d’un carcinome parathyroïdien). L’âge moyen était de 65 ans.

A partir des 50 glandes secondairement retrouvées, (dans 4 cas, aucun tissu parathyroïdien n’a pu être mis en évidence) les auteurs définissent 7 sites possibles pour les adénomes initialement « oubliés » :

-adhérent à la capsule thyroïdienne postérieure (10 %)
-dans la gouttière œsotrachéale, derrière le lobe thyroïdien (22 %)
-au contact de la clavicule, dans l’espace pré-vertébral (14 %)
-au contact du nerf récurrent (6 %)
-près du pôle thyroïdien inférieur (18 %)
-dans la loge thymique (26 %)
-à l’intérieur du lobe thyroïdien (4 %).

On n’a pu corréler la localisation des glandes ni avec leur poids (en moyenne 0,5 g), ni avec l’indice de masse corporelle, le chiffre de la calcémie, ou l’âge des opérés.
Sur les 43 patients suivis plus de 6 mois, 40 (93 %) sont considérés comme guéris (normocalcémie à 6 mois) ; 22 d’entre eux ont eu une voie d’abord minimale pour leur réintervention, grâce aux examens préopératoires (scintigraphie au sestamibi et au scanner) et à l’expérience des opérateurs.

En conclusion, une connaissance exacte de l’anatomie et de l’embryologie est indispensable ; elle seule peut guider une recherche d’adénomes primitivement non repérés et permettre une localisation dans des sites standard qu’il faut explorer systématiquement.



Dr Jean-Fred Warlin


Silberfein EJ et coll. : Reoperative parathyroidectomy. Arch Surg., 2010; 145: 1065-1068.




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