Paris, le mardi 6 mars 2012 – Sept infirmiers, six médecins, trois
chirurgiens, deux aides-soigants et un pharmacien, membres de la
réserve sanitaire constituée par
l’Etablissement de préparation et de réponse
aux urgences sanitaires (EPRUS) se sont envolés hier
pour Brazzaville. Ils ont pour mission de soutenir la population de
la capitale congolaise au lendemain de plusieurs explosions
meurtrières survenues dans un dépôt de munition. Les professionnels
de santé inscrits au sein de la réserve sanitaire (composée d’un
corps d’intervention et d’un corps dit de renfort) sont en effet
amenés à apporter leur soutien partout dans le monde. Cette
dimension est aujourd’hui mal connue des professionnels de santé,
de même que plus généralement le rôle et la constitution de la
réserve. C’est pour répondre à cette méconnaissance que l’EPRUS a
lancé hier une campagne d’information doublée d’un appel au
volontariat. L’objectif est de passer de 3 300 médecins, infirmiers
ou pharmaciens réservistes à 10 000 à la fin de l’année. Les
besoins sont en effet «
diversifiés et nombreux. Nous avons
besoin de toutes les spécialités et aussi de la meilleure
répartition sur tout le territoire » explique le directeur
général de l’institution, Thierry Coudert. Concernant le volet
pharmaceutique, on rappellera que l’une des missions de l’EPRUS est
«
d’acquérir, fabriquer, importer, distribuer et exporter les
produits (…) nécessaires à la protection de la population face aux
menaces sanitaires graves ». Soulignons par ailleurs que parmi
les professionnels de santé pouvant accéder à la réserve sanitaire
(les critères étant fixés par décret) figurent tous les internes en
médecine, odontologie et pharmacie.
M.P.
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