En 2012, 40 nouveaux sites retenus pour des Maisons pour
l’accueil et intégration des malades d’Alzheimer (Maia)
s’ajouteront aux 15 sites déjà en expérimentation, et 100 autres
sont prévus. Leur objectif est la coordination de la prise en
charge sanitaire et médico-sociale et de l’accompagnement des
personnes âgées en perte d’autonomie fonctionnelle, notamment les
malades d’Alzheimer, mais pas seulement. Les gestionnaires de cas
des Maia s’occupent des personnes en situation complexe, définie
par « l’association de plusieurs problématiques dans différents
champs», explique O. Dupont. Des analyses de la population en
gestion de cas ont été réalisées en 2010 et 2011 sur deux périodes
à un an d’intervalle. Elles montrent la fréquence des troubles
cognitifs et du comportement chez ces personnes (45 %), ainsi que
la « multiplicité des problématiques ». A la perte d’autonomie,
s’ajoutent des problèmes de santé et/ou psychologiques associés à
des difficultés socio-économiques et familiales.
Différents indicateurs montrent l’impact positif de la création
d’une Maia pour simplifier le parcours des personnes âgées et de
leurs proches. D’autres indicateurs, déjà construits, vont fournir
les taux d’hospitalisation et ceux de prescription de
neuroleptiques.
Dominique Monnier
Dupont O : Les Maia se déploient en 2011. Congrès national 2011 des unités de soins, d’évaluation et de prise en charge Alzheimer (Paris) : 15 et 16 décembre 2011.
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