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Moustique tigre en Atlantique : quid des plus jeunes ?

Publié le 23/04/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Bordeaux, le lundi 23 avril 2012 – L’annonce la semaine dernière du renforcement de la surveillance locale de l’activité du moustique tigre sur la côte Atlantique a été très commentée. La mise en évidence de signes évocateurs d’une installation de l’insecte sur la côte Ouest française ne peut en effet être qu’une source d’inquiétude pour les populations locales et ceux qui s’apprêtent à s’y rendre en vacances. Cependant, dans cette lutte préventive qu’il faudra désormais mener contre le moustique tigre même sur les plages de Saint Jean de Luz et Biarritz, le pharmacien se révèlera sans doute un allié de poids. Les officines sont en effet le lieu idéal pour s’informer sur les produits les plus efficaces et les mieux adaptés. Thierry Guillaume, titulaire à Bordeaux, a déjà commencé ce travail de pédagogie à l’intention de ses clients mais également de l’ensemble des Français à travers une interview accordée au site internet France-Soir. Les sprays, lotions ou crèmes antimoustiques, peuvent être très efficaces pour repousser ces insectes. Certains d’entre eux sont cependant contre-indiqués chez les personnes à risque : les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes. La question de l’utilisation de produits répulsifs, quels qu’ils soient, chez les plus jeunes fait en effet débat de longue date en France. Alors que d’autres pays, tels les Etats-Unis et le Canada, ne défendent pas en la matière des recommandations aussi strictes que la France, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) déconseille depuis 2006 l’utilisation de tous produits répulsifs chez l’enfant de moins de 30 mois. Néanmoins, une étude menée auprès de populations réunionnaises confrontées à l’épidémie de chikungunya en 2006 a révélé que les insectifuges utilisés chez les plus jeunes en dépit de ces recommandations n’ont pas entraîné d’effets secondaires inquiétants.

M.P.



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