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Insomnie chez les patients atteints de BPCO

Publié le 06/06/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), grande cause de mortalité et de morbidité, retentit aussi sur la qualité de vie et le sommeil, comme le suggèrent les résultats d’une étude transversale dans laquelle ont été inclus 183 patients atteints d’une BPCO  stable. L’objectif de celle-ci était en effet d’évaluer la prévalence de l’insomnie et ses déterminants chez ces malades.  Les données ont été recueillies au moyen d’une interview directe en face à face. De plus, 72 participants ont tenu un journal portant sur leur sommeil, dont 30 avec une insomnie. 

Des troubles chroniques du sommeil, associés à des perturbations des activités fonctionnelles quotidiennes, ont été détectés dans 27,3 % des cas.  Le risque relatif, en fait l’odds ratio (OR),  de ces désordres, notamment l’insomnie s’est avéré plus élevé en cas de tabagisme chronique actif (OR=2,13), mais aussi en cas de troubles anxieux ou dépressifs (OR=3,57). En revanche l’oxygénothérapie continue à faible débit a été associée à une diminution du risque, l’OR étant en effet ici estimé à 0,35.

Comme on pouvait s’y attendre, chez les patients souffrant d’insomnie, la qualité de vie était affectée et la prévalence de la somnolence diurne nettement plus élevée (versus absence d’insomnie).

L’actigraphie a en outre révélé que la durée du sommeil et son efficacité étaient réduites en cas d’insomnie, les patients concernés rapportant aussi dans leur journal une dégradation de la qualité de leur sommeil.

En bref, la prévalence de l’insomnie est élevée chez les malades atteints d’une BPCO, a fortiori quand cette dernière est associée à un tabagisme ou à des troubles anxiodépressifs. La qualité de vie s’en ressent et la fréquence des endormissements diurnes tout autant. L’oxygénothérapie continue à faible débit, s’associe, pour sa part, à une prévalence nettement plus faible de l’insomnie. 



Dr Philippe Tellier


Budhiraja R et coll. : Insomnia in Patients with COPD. Sleep 2012 ; 35 : 369-375.


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