> Accueil JIM > Comment désormais soulager les symptômes de la ménopause ?

Partenaires Partenaire





ACTUALITE MEDICALE

Comment désormais soulager les symptômes de la ménopause ?

Publié le 28/06/2012   |  2 réactions Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La ménopause correspond à une diminution de la production des hormones sexuelles féminines et elle peut s’accompagner de troubles plus au moins gênants.

Les symptômes les plus fréquents sont les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale, les sensations de grande fatigue, les troubles de l'humeur (irritabilité, anxiété) et les troubles du sommeil (insomnie). Leur prise en charge, notamment des troubles les plus gênants, peut améliorer la qualité de vie.

En Europe et en Amérique du Nord, pendant plusieurs décennies, un THS (traitement hormonal de substitution) était fréquemment proposé pour atténuer les symptômes ménopausiques. Depuis les publications concernant les risques associés aux THS, ceux-ci sont désormais prescrits à faible dose et pour de courtes durées. Les professionnels de santé et les femmes ont ainsi recours à des solutions alternatives afin d’alléger les symptômes de la ménopause. Plusieurs stratégies sont adoptées : elles varient des médicaments (antidépresseurs, anti-hypertensifs….), aux médecines douces (acupuncture, phytothérapie, réflexologie….) en passant par les interventions comportementales (exercices, relaxation, aménagement de l’environnement [dormir dans une chambre fraîche…] etc.). Mais depuis la publication des résultats de l’étude WHI (Women’s Health Initiative), peu d’études se sont intéressées à l’utilisation de ces différentes stratégies.

Une étude transversale sur un échantillon représentatif de la population a été effectuée au nord-est de l’Ecosse afin d’évaluer la prévalence des symptômes ménopausiques et leur prise en charge chez les femmes âgées de 45 à 54 ans, enregistrées auprès de 16 médecins généralistes.

Au total, 8 206 femmes ont été invitées en 2009 à répondre à un questionnaire sur la fréquence, le degré des troubles et la prise en charge des symptômes (parmi 23) dont elles avaient souffert au cours du mois précédent. Seules 4 407 étaient disponibles pour cette enquête. Parmi ces dernières, environ 25 % étaient en pré-ménopause, 28 % en péri-ménopause, 22 % en post-ménopause, 14 % en ménopause chirurgicale et 12 % étaient inclassables. L’âge médian de la ménopause naturelle était de 48 ans (45-50).

En ce qui concerne le mois précèdent la réception du questionnaire, environ la moitié des participantes rapportaient avoir eu des symptômes ménopausiques ; les bouffées de chaleurs, les sueurs nocturnes et la sécheresse vaginale ont été signalées par respectivement 46,7 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] : 45,2–48,2), 46,4 % (IC95 : 44,9–47,9) et 28,2 % (IC95 : 26,9–29,6) des femmes. Environ 40 % des femmes trouvaient les symptômes assez ou extrêmement gênants. Le nombre moyen des symptômes rapportés était de 9,3 (DS=4,7). Les femmes en péri-ménopause rapportaient un peu plus de symptômes (moyenne=10,5 ; DS=4,5), suivies par celles ménopausées chirurgicalement (moyenne=10,2 ; DS=5) puis les celles en post-ménopause (moyenne=9,5 ; DS=4,4), et enfin les femmes en pré-ménopause (moyenne= 7,5 ; DS=4,5).

La majorité des femmes (>60 %) avaient recherché un soutien social en parlant avec les amies et la famille et avaient cherché des informations sur la prise en charge des symptômes. Les remèdes à base de plantes étaient plus fréquemment utilisés que les médicaments. Un THS était plus souvent suivi en cas de ménopause chirurgicale (21 %), que par les femmes en post-ménopause (8 %) et en péri-ménopause (<2 %). Plus d’un tiers des femmes étaient demandeuses de soutien de la part du médecin généraliste, de l’infirmière et de leur partenaire.

En conclusion, cette étude rappelle que les symptômes de la ménopause sont fréquents et souvent gênants. Pour les alléger, les femmes ont recours aux différentes stratégies disponibles et il reste important que les études à venir évaluent leurs efficacités respectives, notamment au delà des THS et des remèdes à base de plantes.



Dr Viola Polena


Duffy O et coll. : The impact and management of symptoms experienced at midlife: a community-based study of women in northeast Scotland. BJOG 2012; 119: 554–564.


Vous pouvez lire sur un thème proche :


IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions

Homéopathie + acupuncture

Le 28 juin 2012

Cet article ne prouve rien et il est inutile.
L'homéopathie bien conduite est par expérience significativement supérieure à tous les traitements conventionnels en ce qui concerne les eczémas chroniques non allergiques.

Il serait intéressant de s'intéresser à la combinaison de certains points d'acupuncture associés à des remèdes homéopathiques bien choisis et dont l'efficacité sur les symptômes les plus gênants sont spectaculaires à court et à long terme.

Pierre Henri Nevado

Mélange d'époque...

Le 29 juin 2012

"Par expérience significativement supérieure à tous les traitements conventionnels".
Quel est votre p-value? Vous avez bien fait un contrôle placebo? Plus sérieusement, on ne peut pas qualifier scientifiquement des résultats empiriques personnels. Et ces méthodes alternatives n'ont pas supporté l'épreuve de l'evidence-based medicine jusqu'à aujourd'hui. Ce n'est pas une bataille entre deux façons de voir les choses, la démarche scientifique la plus rigoureuse qu'on a aujourd'hui étant celle des essais cliniques contrôlés.

Bruno Chabanas

Réagir à cet article