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L’Académie de pharmacie toujours fâchée avec la PACES

Publié le 10/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le mardi 10 juillet 2012 – Il n’est pas fréquent de voir converger les positions des représentants des « jeunes » avec celles des sages. Pourtant, sur la question de la mise en place de la première année commune des études de santé (PACES) incluant depuis 2010 la pharmacie, les syndicats d’étudiants et les Académiciens se sont parfaitement retrouvés pour dénoncer cette idée. Et depuis deux ans, ils n’ont de cesse de d’étayer leurs arguments.

Sélection à l’entrée plutôt que l’inefficacité de la PACES

L’Académie nationale de pharmacie a ainsi récemment confié à sa commission de l’enseignement et de la formation le soin de se pencher sur les effets de la PACES. A l’origine de cette mission, un a priori plutôt défavorable : « Le point de départ de la réflexion a été d’une part l’observation de dysfonctionnements dans le cadre de la PACES et d’autre part, la désaffection apparente des étudiants pour la filière pharmaceutique » avait ainsi expliqué la responsable de la commission Yvette Pourcelot-Roubeau lors d’une séance spéciale à Grenoble au printemps. Aujourd’hui, alors que les travaux de cette entité n’ont pas encore été achevés, le président de l’Académie, Jean-Paul Chiron, confirme dans le numéro de juin de la lettre de l’institution son profond désaccord avec l’organisation de la PACES. Dans cette tribune, il souligne ainsi que la prochaine mission de l’Académie sera de formuler des propositions « sur la formation de nos futurs confrères et consoeurs ». Dès lors, souligne-t-il, faudra-t-il que les sages répondent à certaines questions. « Quelle sélection [proposer] pour les professionnels de santé : une sélection à l’entrée ou la poursuite d’un PACES qui, à ce jour, destructeur sur le plan pédagogique ne répond pas à ses objectifs ? » semble-il ainsi s’interroger. Cependant, la réflexion entamée par l’Académie concernant l’avenir des études de pharmacie ne se limite pas à la question épineuse de la PACES. Jean-Paul Chiron note entre autres qu’elle doit également porter sur « le rôle et les missions du pharmacien en 2040 » et la formation et le recrutement des enseignants impliqués dans le cursus pharmaceutique.



Léa Crébat



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