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Combien de réinterventions après chirurgie du sein conservatrice ?

Publié le 18/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La chirurgie conservatrice suivie de radiothérapie a prouvé qu’elle apportait le même bénéfice en termes de survie que la mastectomie, pour les cancers du sein localisés. Décider de pratiquer une tumorectomie conservatrice plutôt qu’une mastectomie devient alors le résultat d’une réflexion tenant compte d’une part de la nécessité d’obtenir une excision complète de la tumeur et d’autre part des préférences de la patiente en termes de résultat esthétique. Le choix dépend de facteurs cliniques tels que le type de tumeur, sa localisation, l’extension tumorale, son caractère multifocal ou non, sa taille et de l’existence ou non d’une chimiothérapie néoadjuvante.

La chirurgie conservatrice peut toutefois aboutir à une résection incomplète de la tumeur, n’incluant pas les berges et nécessitant alors une réintervention, sous forme d’une nouvelle procédure conservatrice ou de mastectomie.

Une équipe du Royaume-Uni a réalisé une étude de cohorte pour déterminer la fréquence des réinterventions après chirurgie conservatrice et rechercher les caractéristiques associées à ces réinterventions.

Entre avril 2005 et mars 2008, 55 297 patientes ont subi une tumorectomie. Au moins une réintervention a été nécessaire dans les 3 mois suivants pour une patiente sur 5, réintervention qui a consisté soit en une nouvelle tumorectomie (n=5 943), soit en une mastectomie (n=4 269). Mais 1 nouvelle tumorectomie sur 7 a encore eu des marges insuffisantes et a dû être complétée par une troisième intervention.

Les réinterventions sont nécessaires plus souvent pour les patientes porteuses d’un carcinome in situ (29,5 % vs 18,0 % pour les cancers invasifs), illustrant la difficulté de définir précisément la topographie des carcinomes in situ plus que d’affirmer leur présence, du fait du caractère multifocal d’un certain nombre d’entre eux. Pour y remédier, les auteurs insistent sur la nécessité d’améliorer l’imagerie préopératoire. Ils admettent toutefois que l’une des difficultés réside dans le manque de consensus définissant une marge d’excision adéquate et plus particulièrement quand une radiothérapie adjuvante est programmée.



Dr Roseline Péluchon


Jeevan R et coll. : Reoperation rates after breast conserving surgery for breast cancer among women in England: retrospective study of hospital episode statistics. BMJ 2012;345:e4505 doi: 10.1136/bmj.e4505.




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