Paris, le mercredi 29 août 2012 – La pratique remonterait au
XVIIIème siècle selon les vignerons : l’utilisation de sulfites ou
plus précisément de dioxyde de souffre (SO2) dans la fabrication du
vin n’est donc pas une nouveauté. Cet additif chimique qui est
présent dans la très grande majorité des breuvages est notamment
recherché pour ses vertus conservatrices. Cependant, la dangerosité
de ces sulfites est depuis quelques années régulièrement
interrogée. Les sulfites paraissent en effet entraîner des
réactions d’hypersensibilité « qui peuvent être grave chez certains
asthmatiques » souligne l’allergologue Jean-François Nicolas (CHU
de Lyon).
Un verre ça va, deux verres bonjour les sulfites
Or, dépasser la dose journalière admissible de sulfites, fixée à
0,7 mg par kg par l’OMS ne serait pas si rare et pas si difficile.
Dans certains vins, la dose de sulfites est en effet telle que 20
ou 25 cl suffisent à dépasser la dose journalière admissible.
D’ailleurs, aujourd’hui, l’Agence nationale de sécurité
sanitaire considère que 3 % de la population adulte est
au-delà de la limite tolérée dans ses apports quotidiens, soit a
calculé le blog No Wine is Innocent hébergé par Rue 89, plus d’un
million de Français. Quelle solution face à cette diminution outre
une réduction de la consommation d’alcool (quand on sait que 70 %
de nos apports en sulfite viennent du vin) ? La production de
boissons exempts de ce composé chimique est souvent préconisée mais
l’idée est loin de faire l’unanimité chez les vignerons.
Léa Crébat
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