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Fibrillation auriculaire paroxystique : l’alcool responsable par le biais d’une réaction vagale

Publié le 04/09/2012   |  1 réaction Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La consommation d’alcool et la stimulation vagale sont souvent associées au déclanchement d’une fibrillation auriculaire (FA) paroxystique (P). Mais sont-elles vraiment responsables de l’arythmie ou s’agit-il de pures coïncidences ?

Plus de  30 % des patients  signalent avoir consommé de l’alcool avant la survenue d’une FAP. Cependant, les études portant sur ce sujet ne sont que descriptives ;  ainsi, en l’absence de groupe  comparateur et compte tenu de la fréquence  de la consommation d’alcool,  il n’est pas possible  de dire si l’alcool  a bien été le facteur déclenchant de la FAP ou si son association à l’arythmie n’était que le fruit du hasard.

De même, les études mentionnant que le  système vagal pouvait être en cause jusque dans 38 % des cas de FAP, sont toutes descriptives et ne comportent pas de comparateur ; elles aussi ne permettent  donc pas d’affirmer l’existence d’une relation de cause à effet entre la stimulation vagale et la FAP.

Qu’en est-il vraiment ?

Mandyam et coll. ont essayé d’en savoir plus et  au moyen d’un questionnaire, ils ont analysé et comparé la réalité de la prise d’alcool  et/ou d’une réaction vagale chez 223 patients consécutifs, hospitalisés pour FAP (n=133) ou  tachycardie supraventriculaire (TSV) (n=90).
Après ajustement de diverses variables,  il est apparu qu’en  cas de FAP (vs TSV), une consommation d’alcool avait  4,42 fois plus de chance d’être  signalée par le patient (intervalle de confiance [IC] 95 % [1,35 à 14,44] ; p=  0,014))  comme étant le facteur déclenchant du trouble du rythme tandis qu’une activité  vagale avait elle-même 2,02 fois plus de chance (IC 95 % [1,02 à 4,00] ; p=0,044) de l’être.

Chez les patients  qui présentaient une FAP, l’ingestion d’alcool  (bière principalement) a été le facteur essentiel du déclenchement  du trouble du rythme (odds ratio [OR] 4,49 ; IC 95 % [1,41 à 14,28 ; p=0,011). Le jeune âge (OR 0,68 ; IC 95 % [0,49 à 0,95 ; p=0,022]) et des antécédents familiaux de FA (OR 5,73 ; IC 95 % [1,21 à 27,23] ; p =0,028) ont été, chacun, indépendamment  associés à une activité vagale accrue responsable de l’arythmie. 

Les patients dont la FAP avait été déclenchée par une consommation d’alcool avaient beaucoup plus de chance de présenter également les manifestations d’une activité vagale prononcée (OR 10,32 ; IC 95 % [1,05 à 101,42] ; p= 0,045).

La mise en évidence du fait que la  consommation d’alcool  est plus souvent à l’origine d’une FAP que d’autres TSVs, montre que l’association ingestion d’alcool- survenue d’une  PAF ne dépend pas  de l’effet du seul hasard.

En conclusion,  consommation d’alcool et  forte activité vagale  sont plus souvent à l’origine d’une FAP que de toute autre TSV. Par ailleurs, lors d’une FAP, la fréquente association d’une consommation d’alcool excessive et d’une stimulation vagale accrue laisse à penser que c’est possiblement  par un mécanisme vagal que l’alcool précipite la survenue d’une FAP.



Dr Robert Haïat


Mandyam MC et coll. : Alcohol and Vagal Tone as Triggers for Paroxysmal Atrial Fibrillation. Am J Cardiol., 2012; 110: 364 –368




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Vos réactions

Vaguer par le biais du vague

Le 05 septembre 2012

En plus de la consommation d'alcool qui peut être responsable de fibrillation auriculaire , d'autres causes comme certaines colopathies avec ballonnement abdominal et certains cauchemars sont responsables d'une fibrillation auriculaire par le biais d'une réaction vagale.

Dr Abdelaziz Ghoggal

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