> Accueil JIM > De la génétique à la théorie

Partenaires Partenaire





PRO & SOCIETE

De la génétique à la théorie

Publié le 22/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le samedi 22 septembre 2012 – La revue Nature a consacré son numéro du 6 septembre aux travaux des chercheurs prenant part dans le monde entier au programme Encode (Encyclopedia of DNA Elements). Il s’agit d’un consortium composé de 432 scientifiques travaillant au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Espagne, en Suisse, à Singapour et au Japon, coordonnés par les plus prestigieuses universités américaines et les instituts américains de la santé (NIH). Dans le prolongement du séquençage du génome humain, Encode a pour vocation d’étudier l’ensemble des interactions entre les ADN et les protéines. Parmi les principales découvertes de ce programme, dont les travaux représentent à ce jour « l’équivalent de 3 000 DVD » remarque le journaliste scientifique de Libération, Sylvestre Huet, beaucoup ont évoqué la mise en évidence du rôle majeur de l’ADN non codant, également appelé ADN poubelle. Il semble en effet « fonctionner » comme « une vaste table de contrôle avec des millions d’interrupteurs régulant l’activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs les gènes ne fonctionneraient pas » peut-on lire dans un des résumés publiés par Nature.

ADN, cellule et pirouette

Ces très importantes découvertes et la multitude des données désormais disponibles, obtenues notamment grâce à la rapidité des outils de séquençage actuels, ne résolvent cependant pas l’ensemble des questions encore « en suspens ». « L’obtention de données est certes importante pour faire progresser la science, mais nous avons aussi besoin de modèles et de théories qui expliquent le fonctionnement de la nature, qui permettent de faire des prédictions et de proposer des expériences nouvelles » explique sur le blog Sciences au carré, hébergé par Libération, le biologiste Jean-Jacques Kupiec, chercheur à l’Inserm et au centre Cavaillès de l’Ecole normale supérieure. En la matière, Jean-Jacques Kupiec repousse la vision « réductionniste dans laquelle le vivant s’explique à partir des gènes » au profit d’une « vision dite holiste » où l’on affirme que « le niveau explicatif du vivant n’est pas celui des gènes mais celui de la cellule prise comme un tout ». Une idée, qui finalement, pourrait être confortée par le projet Encode lui-même. Mais pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette apparente pirouette, il vous faudra voguer vers le blog de Science au carré.

 

Libération sciences : Génétique : résultats massifs, théorie en question



Aurélie Haroche



IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE