Paris, le samedi 22 septembre 2012 – La tempête autour du livre
pamphlet des professeurs Bernard Debré et Philippe Even jetant le
discrédit sur de nombreux médicaments prescrits très régulièrement
s’est émoussée cette semaine. Cependant, dans le secret des
cabinets médicaux, la médiatisation de cet essai qui affirme
l’inutilité de la moitié des médicaments et la dangerosité de
nombreux autres, pourrait laisser des traces durables. C’est ce que
suggère un éditorial du président de l’Union nationale des
omnipraticiens de France (UNOF), le docteur Michel Combier, publié
sur le site du syndicat. « Votre intervention n’a fait que
semer le trouble dans l’esprit de ceux que vous voudriez protéger
et que nous devons à nouveau convaincre de l’utilité de leur
traitement » dénonce le texte. Celui qui se présente comme un
« humble médecin généraliste » déplore par ailleurs
fortement que les déclarations des professeurs Debré et Even
donnent « à croire que tous les médecins mettent leur mouchoir
sur leur éthique et sont vendus aux industries pharmaceutiques
». Surtout, il affirme qu’elles rendront bien plus difficiles la
mission quotidienne des praticiens. En effet, tous les patients
n’ont pas autant d’esprit et d’humour que ce patient (imaginaire ?)
du docteur Combier qui, traité depuis quinze ans (par des statines
?) après un infarctus du myocarde aurait constaté : « Depuis le
temps que vous m’empoisonnez, docteur, ça me réussit plutôt
bien ».
L.C.
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