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Etude anti-OGM : les rebondissements attendus !

Publié le 21/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le vendredi 21 septembre 2012 - Ping pong, disaient les journaux pour évoquer la grosseur des tumeurs qu’aurait entraînées chez le rat une alimentation riche en OGM. Ce terme pongiste avait évoqué pour nous la possibilité de nombreux rebondissements après la publication à grand renfort de publicité par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini (université de Caen) d’une étude « choc » semblant mettre en évidence les ravages des OGM chez notre ami le rat. Ils ne se sont en effet pas fait attendre : hier les critiques ont fusé contre l’étude. Des questions ont été posées sur l’espèce de rats utilisée (apparemment propice à développer des tumeurs), la petite taille de l’échantillon a été dénoncée, l’interprétation de certains résultats a été discutée, le manque d’informations sur la composition exacte du régime alimentaire a enfin été déplorée. C’est dans cette atmosphère polémique que Gilles-Eric Séralini a annoncé qu’il refusait que l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) mène une contre-expertise de son étude. « Il n'est pas question que ceux qui ont autorisé le NK 603 réalisent la contre-expertise de nos données, car il y aurait un conflit d'intérêt avec leur autorité et leur carrière » a-t-il hier martelé lors d’une conférence de presse. Enfin, on signalera un rebond « collatéral » : hier le quotidien le Monde révélait que le tribunal de grande instance de Paris avait condamné le 18 janvier le généticien Marc Fellous à verser 1 euro de dommages et intérêts à Gilles Eric Séralini pour l’avoir traité de « marchand de peurs ».



M.P.



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