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Fibrillation auriculaire : évaluer la fréquence cardiaque à l’auscultation ne suffit pas !

Publié le 24/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Face à une fibrillation auriculaire (FA) chronique, la fréquence cardiaque (FC) est un paramètre clinique essentiel dans la prise en charge, quelle que soit  la stratégie thérapeutique.  L’approche centrée sur le contrôle de la FC est d’ailleurs encouragée par les résultats d’une étude dite AFFIRM (Atrial Fibrillation Follow-up Investigation of Rhythm Management).

La FC peut être mesurée de diverses manières, la plus simple étant l’auscultation ponctuelle, par exemple au repos lors d’une consultation. Une autre méthode un peu plus complexe n’est ni plus ni moins que le classique enregistrement cardiaque de Holter sur 24 heures. Force est de reconnaître que peu d’études ont permis d’établir une corrélation entre les résultats des deux méthodes.

L’étude qui  y remédie a inclus  47 patients atteints d’une FA chronique. Dans tous les cas, un enregistrement de Holter a été réalisé pendant 24 heures. Les causes de la FA étaient les suivantes : hypertension artérielle et cardiopathie hypertensive (44,7 %), valvulopathie (25 %), maladie coronaire (17 %) ou encore cardiomyopathie dilatée (12,8 %).
Dans 10 cas (21,3 %), aucune corrélation significative n’a été mise en évidence entre les deux valeurs de la FC. Dans 3 cas (6,4 %), l’implantation d’un pacemaker s’est avérée nécessaire du fait d’une maladie du sinus auriculaire ou encore d’une maladie rythmique auriculaire. Chez les autres participants, une  corrélation moyenne a été mise en évidence entre les deux valeurs de la FC.

En bref, face à une FA chronique,  il semble que la mesure ponctuelle de la FC lors d’une consultation  ne soit pas suffisante pour apprécier l’efficacité d’une stratégie thérapeutique reposant sur le contrôle de cette variable à long terme. Dans ces conditions, le recours au Holter cardiaque mérite d’être envisagé, afin de déclencher des ajustements thérapeutiques ad hoc. Au passage, c’est le seul moyen pour identifier une maladie du sinus ou encore une maladie rythmique auriculaire. A confirmer sur une plus grande échelle et de manière prospective. 



Dr Philippe Tellier


Srisukwattana A et coll. : Comparison of rate assessment between resting heart rate and 24-hour Holter monitoring in patients with chronic atrial fibrillation. J Med Assoc Thai. 2012 ; Suppl 2:S111-6.




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