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Procès d’Epinal : le suivi des patients en question

Publié le 27/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le jeudi 27 septembre 2012 - Le tribunal de grande instance de Paris qui examine « l’affaire » des sur-irradiés de l’hôpital Jean Monnet d’Epinal a entendu hier pendant trois heures le Professeur Patrick Gourmelon, anciennement  à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ce dernier a exposé au magistrat la complexité des appareils de radiothérapie et souligné que la radiothérapie était une « science encore jeune » qui « na pas encore toutes ces références de protocole ». Une position qui pourrait nuancer « la responsabilité » des praticiens de l’hôpital Jean Monnet. Cependant, un élément de taille paraît différencier ces derniers de l’ensemble des équipes de radiothérapie, qui ne concerne pas la complexité des logiciels et des machines, mais le suivi élémentaire des patients. Ce dernier est apparu très insuffisant dans de nombreux cas. Le Professeur Gourmelon a ainsi cité l’exemple d’un patient présentant de graves séquelles liées aux irradiations et au sujet duquel le dossier mentionnait lapidaire : « Vie normale ». Déjà la veille, le docteur Françoise Lalande de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) avait évoqué les dossiers « anormalement maigres » des patients, « squelettiques » a-t-elle même ajouté.



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