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Le sexisme : pas génial !

Publié le 29/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le samedi 29 septembre 2012 – Les discriminations dont sont victimes nombre de travailleurs d’origine étrangère ont conduit certains à préconiser la mise en place de CV anonymes. Un tel système pourrait ne pas bénéficier uniquement à ceux dont les patronymes ont une consonance « étrangère », mais également aux femmes. La gente féminine souffrirait en effet encore aujourd’hui d’une discrimination à l’embauche. Difficile à croire à l’heure où désormais tant de femmes exercent un métier, où l’on compte un nombre égal (voire supérieur dans plusieurs disciplines dont la médecine) de jeunes filles et de jeunes hommes sur les bans des facultés et où même les plus « hautes » sphères ne semblent plus résister à la conquête féminine. Une étude publiée dans la très sérieuse revue de l’Académie américaine des sciences (PNAS) révèle pourtant l’ampleur du chemin encore à parcourir et ce dans tous les domaines, notamment celui de la recherche.

John et Jennifer, des noms vraiment comparables ?

Deux CV parfaitement identiques, à la seule différence que l’un émanait d’une femme (Jennifer) et l’autre d’un homme (John) ont été adressés indistinctement à 127 professeurs de biologie, de chimie et de physique, à charge pour eux d’en proposer une évaluation à partir de deux critères : la compétence et l’employabilité. Ils devaient également indiquer par une note allant de 1 à 5 à quel point ils accepteraient de servir de « référence » à un tel candidat. Les résultats évoqués sur son blog Sciences dessus dessous par le journaliste canadien Jean-François Cliche sont sans appel : les notes du CV portant un prénom masculin sont systématiquement meilleures et ce quel que soit le sexe du professeur l’ayant évalué. Des conclusions qui, souligne Jean-François Cliche, « donnent à réfléchir ». Ses lecteurs ne s’en sont pas privés comme en témoignent les très nombreux commentaires qui ont suivi ce post, qui analysent jusque dans le moindre détail les données de l’étude. Un internaute se laisse ainsi aller à une longue comparaison sur les représentations sociologiques très différentes des prénoms John et Jennifer. A méditer.

 

Un biais contre les femmes dans le milieu de la recherche ?



Aurélie Haroche



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