Vienne, le mercredi 3 octobre 2012 - Comme l’avait déjà suggéré
une enquête de l’Institut national de prévention et d’éducation à
la santé (INPES), une étude présentée cette semaine à Vienne au
congrès de la société européenne d’oncologie médicale
(ESMO) par le Docteur Derek Power (Irlande) confirme
que le grand public a une perception souvent erronée des principaux
facteurs de risque de cancer. Menée auprès de 748 personnes cette
enquête invitait les sondés à se prononcer sur 48 items différents.
Il apparaît ainsi que beaucoup sont convaincus de l’impact délétère
des prothèses mammaires, du stress, du port de sous-vêtements
serrés, de l’exposition aux ondes électromagnétiques et de
l’utilisation des aérosols. Par ailleurs, « 15 % des gens
interrogés croient que le risque de cancer lié au mode de vie n’est
pas modifiable » signale Derek Power, tandis que le
responsable de la prévention au sein de la Société européenne
d’oncologie, le professeur Hans-Jörg Senn (Suisse) remarque : «
Une grande proportion d'Européens n'apprécie pas
particulièrement l'idée de la responsabilité individuelle dans la
prévention du cancer, car cela sous-entend de changer ses habitudes
et son mode de vie. Ils préfèrent donc blâmer la génétique ou la
société ».
M.P.
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