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La femme de la semaine : veilleuse

Publié le 06/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le samedi 6 octobre 2012 – Ce n’est pas qu’un simple numéro. Et pourtant, celui qu’elle porte est fortement symbolique. Hier, les médias la présentaient comme une « super héroïne », aujourd’hui, on préfère la considérer comme « une veilleuse de vie ». Elle, c’est Aurélie D. de Saint Priest (Rhône), qui est devenue cette semaine le 200 000ème donneur de moelle osseuse inscrit sur le registre France greffe de moelle.

Une forte dépendance vis-à-vis des registres internationaux

« Ce geste nous prend peu de temps, et pourtant il peut potentiellement guérir de nombreux malades ! Etre le 200 000ème donneur, c’est apporter une petite pierre à un édifice construit par de nombreux autres donneurs. Je ne suis qu’un maillon de la chaîne du don » observe modestement la jeune femme. Pour l’Agence de biomédecine, ce « 200 000ème donneur » représente une étape symbolique… mais qui rappelle en filigrane que le chemin à parcourir reste encore long et que les objectifs fixés pourraient ne pas être atteints. La France souhaite en effet compter 240 000 donneurs en 2015. Cependant, en dépit du geste de milliers d’anonymes tels qu’Aurélie, le rythme des nouvelles inscriptions apparaît trop peu soutenu pour atteindre ce but. En effet, depuis le printemps dernier, le registre ne s’est enrichi que de 3 000 donneurs supplémentaires, ce qui représente globalement sur douze mois 6 000 inscrits ! Or, l’Agence de biomédecine espérait recruter 18 000 personnes cette année, se montrant en cela bien plus optimiste que ne le laissaient espérer les données des années précédentes : entre le printemps 2011 et le printemps 2012, seuls 7 000 personnes se sont inscrites sur le registre des donneurs. Si la sensibilisation est difficile, l’enjeu est pourtant primordial. Aujourd’hui, la France est encore fortement dépendante des registres étrangers. Ainsi, en 2007 les allogreffes non apparentées réalisées en France ont été obtenues dans 73,3 % des cas grâce aux registres internationaux.



Aurélie Haroche



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