Paris, le mardi 9 octobre 2012 - L’équipe de Gilles-Eric Séralini
(Université de Caen) a publié il y a quelques semaines les
résultats de travaux mettant en cause chez le rat la dangerosité
d’un OGM autorisé en Europe, le maïs NK603. L’étude a été depuis
très critiquée en raison notamment de l’existence de nombreux biais
méthodologiques. Cependant,
l’Autorité européenne de sécurité des
aliments (EFSA) a été saisie pour en examiner les
conclusions. Elle souhaite pour ce faire collaborer avec le
professeur Gilles-Eric Séralini, qui pour l’heure a indiqué qu’il
refuserait de donner des informations à l’agence qui a procédé à
l’autorisation du NK603. Face à ces déclarations polémiques, l’EFSA
a choisi de jouer l’apaisement. Sa directrice, Catherine
Geslain-Lanéelle a ainsi adressé une nouvelle lettre au chercheur
français lui assurant que l’agence est prête «
à lui donner du
temps ». «
Nous espérons recevoir des réponses dans le
courant de la semaine » a indiqué Catherine Geslain-Lanéelle
mais un délai supplémentaire pourrait tout à fait lui être accordé.
Et pour assurer au professeur que l’avis de l’EFSA n’est pas déjà
formé, elle a tenu à souligner : «
Quand on dit qu'on a des
éléments de preuves sur un possible impact sur la santé, on ne peut
que coopérer pour convaincre du bien fondé du travail que l'on a
réalisé ».
M.P.
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