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Les cellules souches au secours de l’arthrose ?

Publié le 11/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Montpellier, le jeudi 11 octobre 2012 – Le caractère prometteur de l’utilisation de cellules souches dans le traitement de l’arthrose était déjà l’objet d’un article passant en revue l’avenir de la prise en charge de cette pathologie publié dans Clinical Orthopedics and Related Research en 2004. Ce qui relevait encore à l’époque de la théorie ou de l’expérimentation animale semble aujourd’hui à portée de main et la France est en pointe dans ce domaine.

Objectif ultime : création « d’ampoules » de cellules graisseuses prêtes à l’emploi

Le CHRU de Montpellier coordonne en effet le projet européen de recherche collaborative ADIPOA lancé il y a deux ans. Ce programme doté de 12,1 millions d’euros (dont 9,2 sont financés par la Commission européenne) s’appuie sur la participation de douze partenaires, dont dix centres de recherche dans sept pays (France, Irlande, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Lituanie et Israël). ADIPOA a pour ambition de « valider un nouveau traitement de l’arthrose par l’utilisation des cellules souches adipocytaires (cellules graisseuses ou ASC) » indique la page internet dédié au programme sur le site du CHRU. Pourquoi ce type de cellules ? Parce qu’elles « possèdent de formidables capacités de sécrétion de facteurs de croissance et de stimulation des cellules souches endogènes du cartilage comme les chondrocytes » explique l’établissement parisien. En pratique, les chercheurs à l’origine du programme espèrent pouvoir prélever ces cellules graisseuses chez les patients, les « traiter » et les leur réinjecter à la manière d’une « bio infiltration ». A terme, « l’objectif du consortium est de transférer la technologie de production des ASC de moyenne à grande échelle et de mettre à disposition des ampoules d’ASC prêtes à l’emploi pour les patients atteints d’arthrose sévère et de développer une biothèque basée sur ce concept » indique un communiqué publié par Réseau CHU.

Trois patients déjà inclus

Les deux premières étapes d’ADIPOA ont déjà été couronnées de succès. Il s’agissait tout d’abord de déterminer in vitro le mécanisme d’action des cellules adipocytaires puis de confirmer l’innocuité et l’efficacité du « traitement » chez l’animal. Les résultats de ces travaux menés chez le lapin et la chèvre ont été publiés en 2011 et ont confirmé le caractère prometteur de cette « technique ». Aussi, une étude clinique de phase 1 a pu être lancée cet été chez l’homme. « Trois patients ont déjà été inclus et la première patiente a été injectée » a précisé il y a quelques jours à l’APM le professeur Christian Jorgensen qui coordonne l’étude. Une première phase doit compter 18 patients (recrutés en France et en Allemagne) et à terme 86 personnes devraient participer à l’étude qui devrait durer jusqu’à la fin 2013.



Aurélie Haroche



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