Les auteurs de cette méta-analyse ont rassemblé plus de 2 000
publications sur le risque de cancer cutané non mélanocytaire dans
différentes populations et 25 de ces études ont été retenues parce
qu’elles avaient pris en compte le tabagisme recherché chez les
patients inclus.
De cette méta-analyse, il ressort qu’il n’existe pas de risque
accru de cancers cutanés non mélanocytaire dans la population des
fumeurs (Odds ratio [OR] à 0,62 avec intervalle de confiance à 95 %
entre 0,21 et 1,79). Il en est ainsi du carcinome basocellulaire
(OR à 0,95 avec intervalle de confiance à 95 % à 0,82 et 1,09).
Cette notion était déjà connue, plusieurs études ayant montré que
le risque de cancers basocellulaire est plutôt moindre dans la
population des fumeurs. Il n’en est pas de même pour les carcinomes
épidermoïdes (OR à 1,52 avec un intervalle de confiance à 95 %
entre 1,15 et 2,01). Or, l’examen des différents travaux montre
qu’il n’y a pas de biais d’analyse lié à l’origine géographique et
au phototype des patients étudiés.
Ainsi, cette méta-analyse met en exergue un risque accru de
carcinome épidermoïde chez les fumeurs. L’effet immunosuppresseur
du tabac explique assez bien, d’un point de vu biologique, cette
association significative.
Dr Patrice Plantin
Leonardi-Bee J et coll. : Smoking and the risk of nonmelanoma skin cancer. Systematic review and meta-analysis. Arch Dermatol., 2012; 148: 939-46
Vous pouvez lire sur un thème proche
:
Copyright © http://www.jim.fr
 |
Vos réactions |