L’UNPF dénonce l’abandon des prix sur les boites de médicaments

Paris, le vendredi 3 mai 2013 – La disparition de la vignette pharmaceutique interviendra le 1e juillet 2013. Cette décision fait suite à un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), commandé par le ministère de la santé. À l’heure où les feuilles de soins sur papier ont (en théorie) quasiment disparu et où les échanges avec les caisses d’assurance maladie se font par voie électronique, la vignette semblait, en effet, avoir perdu de son utilité.

Mais cette disparition s’accompagne aujourd’hui d’une série de changements que dénonce l’Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF). Lors d’une récente réunion entre l’IGAS et les acteurs de la chaîne pharmaceutique, le syndicat a appris la décision des pouvoirs publics de n’apposer aucune mention de prix sur les boîtes de médicaments. D’après l’UNPF, « cela risque de compliquer les relations entre les pharmaciens et leurs patients puisque ces derniers n’auront plus d’indication visible concernant le prix de base de leurs médicaments, la base du remboursement ou le taux de prise en charge ». De plus, l’Union estime que cette mesure « créera des disparités entre médicaments prescrits et médicaments non prescrits, et qui risque d’introduire une concurrence supplémentaire dont la profession n’a pas besoin en période de crise ».

Le syndicat indique toutefois avoir obtenu un schéma simplifié d’écoulement des stocks en cas de changement de prix, schéma facilitant l’exercice des pharmaciens.

L’autre motif de mécontentement concerne la nouvelle exigence imposée par les pouvoirs publics que « les pharmaciens améliorent la lisibilité du ticket vital, établissent un plan de posologie et procèdent à une inscription de posologie sur l’ensemble des boîtes de médicaments délivrées ». Cette contrainte administrative supplémentaire est jugée particulièrement chronophage et coûteuse pour l’officine.

Enfin, l’UNPF s’étonne d’apprendre que, dans l’avenir, le fichier servant de base de prix opposable sera vraisemblablement géré par le comité économique des produits de santé (CEPS), alors que « ce fichier était détenu par le CIP et que des bases de données existaient déjà ». En période de restriction budgétaire, la mise en place et la nouvelle gestion de ce fichier entraîneront des coûts qui paraissent superflus aux yeux du syndicat.

AC

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