A eux, demain

Paris, le samedi 28 septembre 2019 – Feel good movie ? Probablement. Mais il n’est pas interdit de se laisser parfois attendrir par de belles histoires. Ce 25 septembre est sorti sur les écrans un film de Gilles de Maistre, Demain est à nous, qui dresse le portrait de sept enfants qui ont décidé de ne pas attendre le poids des années pour changer la vie et le quotidien de leur entourage. Ils s’investissent en paroles mais aussi souvent en actes pour apaiser la souffrance et faire évoluer les mentalités.

Actes et paroles

Plusieurs de ces portraits d’enfants ou d’adolescents retiendront l’attention. De nombreux médias se sont ainsi intéressés à la force d’Aïssatou Barry. Ce petit brin de jeune fille qui vit en Guinée a été frappée alors qu’elle entrait en sixième de constater qu’une de ses camarades avait été « mariée précocement à l’âge de 15 ans ». Il ne lui est pas nécessaire de chercher longtemps pour constater que plusieurs de ses autres camarades sont concernées et que la plupart doivent abandonner l’école. « Je me suis demandée ce que je pouvais faire pour aider ces jeunes filles. Elles n’ont même pas le droit de s’épanouir ». Aujourd’hui Aïssatou Barry a mis en place un groupe thématique sur les mariages précoces où elle insiste sur l’importance de pouvoir poursuivre ses études afin d’être maitresse de ses choix. Outre les discours d’Aïssatou Barry, le film met en lumière le jeune Arthur qui dans le nord de la France vend ses dessins et tableaux afin de pouvoir récolter des fonds en faveur des sans-abris. Avec l’aide de ses parents, il gère minutieusement sa petite "entreprise" qui transforme les peintures en sandwichs et couvertures pour les sans-abris.

Paillettes

Parallèlement à ces jeunes hérauts, le livre Demain est à nous, réalisé par Prune de Maistre et Nathalie Lescaille propose de découvrir le parcours d’autres enfants étonnants. Parmi eux, Jordan Reeves est une Américaine de 13 ans née dans le Missouri à Columbia. Atteinte d’une agénésie de l’avant-bras gauche, elle n’est pas adepte des discours affirmant qu’elle ne souffre pas du tout de ce manque et de cette différence. Elle admet pleurer régulièrement, d’autant plus qu’elle adore pouvoir créer des choses elles-mêmes. Cette colère et ses aspirations créatives l’ont conduit à imaginer des prothèses pour enfants et à les concevoir grâce à une imprimante 3D. En collaboration avec des entreprises du secteur, elle a ainsi mis au point à l’âge de 11 ans un bras prothétique qui permet aux jeunes amputés ou atteints d’une malformation de faire des pompes ! Elle a également été largement médiatisée lorsqu’au cours de sa participation au camp KIDmob, elle a développé le Project Unicorn : soit une prothèse en forme de corne de licorne qui lance des paillettes ! Un jeu d’enfant.

Léa Crébat

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