A l’armée qui ne m’a pas sauvé la vie

Toronto, le samedi 26 janvier 2019 - Un ancien soldat canadien, homosexuel, attaque en justice l'armée car il la considère responsable de sa contamination par le VIH.

Ainsi, il a plaidé, qu’au début des années 90, il s'était senti obligé de fréquenter des prostituées en Afrique, lors d’une mission, pour faire taire les rumeurs qui circulaient dans les rangs à propos de son orientation sexuelle. En effet « comme il n'était pas marié, se rapprochait de la quarantaine et ne fréquentait pas des femmes, un de ses collègues a commencé à soupçonner qu'il était homosexuel » explique son avocat, maître Gaétan Paquette dans les colonnes du quotidien québécois, La Presse. Il poursuit : « pour être plus accepté au sein des Forces armées il a fréquenté des prostituées » et c’est « selon lui, le seul moment » où la contamination a été possible.

Le plaignant a aussi argué que « les préservatifs fournis par l'armée étaient de mauvaise qualité et que ceux-ci se déchiraient facilement »…

Le tribunal a rejeté sa demande d'indemnisation « le comité n'a pas de doute que l'orientation sexuelle du demandeur lui a occasionné des problèmes tout au long de son service militaire » ont écrit les juges,  toutefois, pour eux, « il est impossible d'établir avec exactitude où, quand et comment le demandeur a été infecté par le VIH ».

L'avocat du vétéran a décidé d’interjeter appel.

F.H.

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