ADEL se dévoile à Las Vegas

Paris, le samedi 12 janvier 2019 – Avec le développement de la chirurgie ambulatoire, la possibilité de contacter plus facilement les équipes médicales et l’accès facilité à une information qui peut être de très bonne qualité (malgré tout), on pourrait être tenté de croire que subir une intervention chirurgicale non urgente est (presque) facile. Pourtant, l’anxiété des patients demeure. Liée d’abord à l’intervention en elle-même, elle est accrue par un ensemble de détails pratiques (démarches administratives, orientation dans la clinique ou l'hôpital, interrogations sur le suivi etc). Pour alléger ces inquiétudes, de plus en plus de centres de santé réfléchissent à la mise en place d’outils numériques.

Un partenariat fructueux

C’est ainsi qu’à l’occasion du Consumer Electronics Show (CES) qui s’est tenu à Las Vegas cette semaine a été présenté l’assistant numérique conçu par le groupe de cliniques privées ELSAN (deuxième groupe de cliniques en France). ADEL est une application numérique dont la spécificité est d’assurer un accompagnement du patient à chaque étape de son parcours : avant l’intervention, au moment de son séjour à la clinique et après sa sortie. Le projet ADEL avait déjà été présenté lors du salon VivaTech à Paris au printemps dernier. Ce dispositif est le fruit d’un partenariat fructueux entre ELSAN et Docaposte, leader des plateformes de services e-santé. Facile à utiliser, ADEL est destiné aux patients des 120 cliniques ELSAN réparties dans toute la France, dans le cadre d’interventions chirurgicales programmées.

Suivi rapproché

Avant l’intervention, ADEL guide le patient dans ses démarches administratives : pour chaque type d’opérations, la liste des documents à fournir est notamment disponible, les contacts utiles sont également répertoriés. Mais le soutien d’ADEL n’est pas uniquement logistique. Pour rasséréner le patient, l’application propose la lecture d’articles pédagogiques sur le déroulement de l’opération ou le visionnage de vidéos. Ces informations doivent permettre aux patients de mieux appréhender les étapes et enjeux de la chirurgie dont ils doivent bénéficier. Puis, au moment de l’admission, alors qu’un détail peut devenir l’objet d’un stress majeur, ADEL propose quelques outils pratiques, tel le plan d’orientation de la clinique et quelques rappels sur les consignes à respecter (concernant la préparation hygiénique ou l’alimentation par exemple).

Pas question, enfin, d’oublier ADEL une fois l’intervention réalisée : c’est à ce moment-là que l’assistant peut en effet se révéler le plus utile. L’application permet ainsi dans le cadre du suivi post-opératoire une mise en relation avec les équipes médicales. Un véritable suivi régulier à distance est par ailleurs assuré par le système, grâce à des questionnaires en ligne d’évaluation de la douleur.

Des développements prometteurs

L’ensemble de ces fonctionnalités ont été présentées lors du CES, tandis que le système sera très prochainement accessible aux patients des cliniques de Bordeaux, Nantes et Vannes avec pour objectif de cibler jusqu’à un million de personnes d’ici 2020, selon des précisions de David de Amorim, directeur de l’innovation de Docaposte au Quotidien du Médecin. Par ailleurs, d’autres développements sont prochainement attendus afin d’améliorer encore l’utilité de cet assistant virtuel : la transmission directe du compte-rendu opératoire au médecin traitant, la livraison des médicaments et des repas. A plus long terme, ADEL pourrait être connecté à des dispositifs médicaux afin de faciliter la collecte de certaines données et améliorer ainsi davantage le suivi des patients. Numérique et utile.

Martine Pichet

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Vos réactions (1)

  • Subir ou bénéficer d'une intervention ?

    Le 12 janvier 2019

    Vous écrivez au début de votre article: "on pourrait être tenté de croire que subir une intervention chirurgicale non urgente est (presque) facile". Je ne pense pas qu'il soit utile d'opérer des patients qui vont "subir" une intervention. Ils doivent être acteurs de leur santé, et acceptent un geste invasif, mais en principe "bénéfique", même s'il le craignent.
    Vous vous rattrapez un peu plus loin en parlant cette fois de bénéfice.
    Je crois qu'il faut tordre le cou à ce terme de "subir" une intervention, et utiliser des termes plus positifs, traduisant une amélioration de l'état de santé du patient consentant.

    Dr Thierry Pourchez

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