Agitation en réanimation : quand le sevrage tabagique est en cause…

Le sevrage tabagique brutal pourrait être facteur d’agitation et/ou de delirium chez les fumeurs intubés ventilés en réanimation. Selon les résultats d’une étude menée par des auteurs de Caen, 42 % des fumeurs (chez lesquels l’arrêt du tabagisme a été brutal et complet du fait de l’hospitalisation en réanimation) auraient eu au moins un épisode d’agitation et 28 % un delirium. Les épisodes d’agitation chez les fumeurs ainsi sevrés apparaissent significativement plus fréquents que chez les non-fumeurs. La fréquence des accidents liés à l’agitation ou au delirium, comme l’auto-extubation, l’arrachement de cathéters, était elle aussi plus grande chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, et il en était de même pour le nombre de jours sous neuroleptiques, plus élevé, et pour la fréquence accrue de recours à la contention physique. En revanche, dans cette étude, ni la mortalité, ni le taux d’infections nosocomiales, ne différaient significativement d’un groupe à l’autre.

Dr Julie Perrot

Référence
Lucidarme O et coll. : Évaluation prospective de l'impact clinique d'un sevrage nicotinique brutal en réanimation. 37e Congrès de la Société de réanimation de langue française (Paris) : 14-16 janvier 2009.

Copyright

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article