Antalgie des douleurs rebelles : la HAS appelle à un changement en ville

Paris le lundi 10 février 2020 – A l’occasion de la publication d’un rapport sur les bonnes pratiques en matière « d’antalgie des douleurs rebelles et de pratiques sédatives chez l’adulte », la HAS enjoint les pouvoirs publics à des changements réglementaires concernant la médecine de ville.

Rappelons que les médicaments qui permettent la sédation profonde sont difficilement accessibles à la médecine de ville puisqu’ils obéissent au régime de la rétrocession, qui permet à une pharmacie à usage intérieur (PUI) d’un hôpital de dispenser un médicament à un patient non hospitalisé. Dans son rapport, après un inventaire des utilisations hors AMM des médicaments ciblés, la HAS estime « il est nécessaire d’adapter la réglementation de la prescription, de la dispensation, et de la prise en charge par l’Assurance maladie des médicaments concernés (dont le fameux midazolam, ndlr), afin de permettre la mise en œuvre effective à domicile » d’une véritable antalgie des douleurs rebelles. Elle réclame aussi l’évolution de la réglementation les encadrant, afin qu’ils puissent bénéficier d’une extension d’AMM ou d’une ATU.

En pratique, la HAS préconise en première intention le midazolam, ou en cas de difficulté d’approvisionnement, le diazépam ou le clonazépam. En cas d’efficacité insuffisante, la HAS recommande en deuxième intention deux neuroleptiques injectables : la chlorpromazine ou la lévomépromazine. Si la sédation est toujours inadaptée, la HAS propose de discuter d’un transfert en service spécialisé.

Mais consciente que ces questions sont complexes et délicates, la HAS suggère également la mise en place d’un réseau national de centres experts qui devrait assurer une astreinte téléphonique continue pour répondre aux questions des professionnels.

X.B.

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