AP-HP : de la grève des urgences à la grève générale ?

Paris, le lundi 15 avril 2019 – Depuis hier soir, un mouvement de grève a commencé dans cinq services des urgences de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) : ceux de la  Pitié-Salpêtrière, de Saint-Louis, de Lariboisière, de Tenon et de Robert Debré. Ces grévistes s’ajoutent au personnel des urgences de l’hôpital Saint-Antoine, dont le mouvement social a débuté à la mi-mars pour protester contre la recrudescence des agressions.

Mais on ne pourrait être qu’au début d’une crise dont certains espèrent qu’elle aboutisse à de grandes avancées pour tous les agents de l’AP-HP.

Ainsi, dans une belle unanimité, huit syndicats (CGT, SUD, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, SMPS) ont déposé un préavis de grève qui couvre la période du jeudi 18 avril à 21 heures au samedi 20 avril à 7 heures appelant l’ensemble du personnel de l’institution hospitalière parisienne à se mobiliser pour le week-end de Pâques.

A l’unisson, ils réclament : « l’arrêt des fermetures de services (...), des plans d’économies et des suppressions d’emplois  (…) la titularisation des contractuels ». Ils demandent aussi une revalorisation salariale et des budgets « à la hauteur ».

Ils appellent, sur tous ces sujets, à de « véritables négociations » avec la direction.

Rappelons que cette dernière a déjà concédé la création de 45 emplois à répartir « en fonction des besoins » et se dit prête à donner une « réponse tangible » sur les rémunérations. Elle entend, d’ailleurs, rencontrer les organisations représentatives du personnel dans les prochains jours.

X.B.

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