Bannir tout jargon médical dans l’information aux patients

Pour que les patients puissent donner leur accord à la réalisation de gestes urologiques, ils doivent être capables de comprendre et de se rappeler les informations qui leur ont été données. Ce qui est loin d’être le cas si on se réfère aux résultats d’une étude rétrospective effectuée entre décembre 2016 et octobre 2017 par une équipe anglaise. Après avoir récolté les données de 102 patients adultes pour lesquels 6 risques opératoires avaient été exposés en moyenne, les auteurs ont constaté que ces patients s’en rappelaient deux en moyenne, avec un supplémentaire par 5 risques additionnels. Les patients se souvenaient de : l’impuissance (91 %), l’incontinence urinaire (63 %), l’hématurie (62 %), tandis que les risques techniques ou exprimés de manière technique étaient peu assimilés par les patients : risque de cathétérisation (6 %) ou de syndrome du stent (0 %). Ces constatations incitent les auteurs à conseiller à tous les urologues d’évoquer les risques en termes usuels et les moins médicaux possibles et d’hiérarchiser ces risques.

Dr Chloe Vaneeren

Référence
McCauley N et coll. : Informed consent: What risks are material to patients? European Association of Urology (EAU) congress 2019 (Barcelone) : 15-19 mars 2019.

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Vos réactions (1)

  • Sans doute...

    Le 04 avril 2019

    Mais je suggère qu'on commence par le jargon administratif et d'abord celui du ministère des finances...Qu'on limite les acronymes au strict minimum enfin bref qu'on réduise tout ce qui confère un pouvoir indu aux bureaucrates (qui sont la forme dégradée des des technocrates).
    Les médecin ont déjà faits suffisamment d'efforts, un peu aux autres de s'y coller,
    merci.

    Dr Louis-Pierre Jenoudet

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