Big data : les professionnels de santé avouent leur méconnaissance !

Paris, le samedi 21 juillet 2018 – « Ne ratez pas le virage du big data dans le monde de la santé ! ». « Quels atouts représente le big data pour la santé ? ». « Big data : tenez-vous prêts à révolutionner la vie de vos patients ». Dans la presse générale, spécialisée ou les brochures de formation, l’analyse des données a pris une place croissante. Les professionnels de santé ne peuvent pas avoir échappé à cette marée et si beaucoup se sont convaincus de son importance, ils sont encore très peu familiers de cette nouvelle ère.

Accroître la performance des établissements et des soignants

Pour les décideurs, les manageurs et autres leaders en tous genres, l’utilisation des milliers de données dont nous disposons dans le monde de la santé est nécessaire à l’échelon global ou individuel. « A travers l'Europe, les pouvoirs publics définissent des centaines d'indicateurs de performance pour les soins de santé, allant de la propreté au temps d'attente, en passant par le taux de mortalité et la réduction des coûts. Afin d'améliorer ces indicateurs de performance, il est essentiel de veiller à ce que l'ensemble d'un établissement – de la direction au personnel soignant – ait une bonne compréhension de ces données. Cependant, des défis se présentent lorsque les établissements ont des milliards de données éparpillées sur différents sites » remarque ainsi David Bolton, vice-président chez Qlik, un des leaders du marché dans le secteur de l’analyse de données. Concernant plus particulièrement la prise en charge du patient, il détaille : « En première ligne, les médecins et les infirmier(e)s font un travail naturel d'analystes, évaluant les symptômes afin de diagnostiquer l'état des patients et de prescrire des traitements et procédures. En améliorant leur capacité de puiser dans un plus grand nombre de sources de données internes et externes, ils pourront gagner en confiance dans leurs décisions, en s'appuyant, non seulement sur leur expérience et leur formation médicale, mais aussi sur des résultats concrets obtenus auprès des patients. Ces données peuvent, par exemple, faire apparaître une autre procédure ayant fait ses preuves à l'autre bout du monde, en réduisant la durée d'hospitalisation et le risque de réadmission » explique-t-il.

Une formation inadaptée

Encore faut-il que les médecins et les infirmières sachent maîtriser ces données et leur analyse. Or, aujourd’hui, selon un sondage réalisé par Qlik auprès de 5 291 professionnels de santé et agents hospitaliers britanniques, français, allemands, espagnols et suédois, seuls 13 % ont confiance dans leur capacité « à lire, exploiter et analyser les données » résume la société. S’ils sont 88 % à être persuadés que leur aptitude à maîtriser les données améliorera la qualité de leur travail, 48 % seulement estiment que leur formation leur permet d’accomplir cette mission quelque peu différente. Ces résultats signalent l’importance, si l’on croit à la force des fameuses data, d’une meilleure initiation des professionnels de santé et des décideurs hospitaliers.

Aurélie Haroche

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Vos réactions (1)

  • Accumulation de biais de saisie

    Le 22 juillet 2018

    Quoiqu'en pensent ceux qui en vivent (Qlick), les Big Data sont d'abord une immense accumulation de biais de saisie débouchant sur des résultats auxquels ne croient que les administratifs et leurs suppôts de ''Santé Publique''.

    Dr Jean-Paul Boiteux

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