BPCO et corticostéroïdes inhalés : attention au risque infectieux !

L’utilisation de corticostéroïdes inhalés (CSI) augmente le risque d’infection pulmonaire dans la BPCO, et est plus élevé pour les infections bactériennes que pour les infections fungiques, mycobactériennes non tuberculeuses, ou virales. Ce risque s’ajoute à celui du terrain : tabagisme, comorbidités, …, et demande une vigilance certiane de la part du praticien lorsqu’il prend la décision d’une CSI en cas de BPCO, une décision qui ne peut être prise qu’après avoir identifié les patients qui cumulent les facteurs de risque (patients âgés, avec bronchopathie évoluée, IMC élevé) et après avoir pris toutes les dispositions possibles pour prévenir la survenue d’infections, notamment par la vaccination. « L’indication de la corticothérapie doit aussi être formellement établie et le produit administré à la dose minimale efficace car le risque est aussi dose-dépendant », rappelle Thomas maître (UN. Sorbonne). Cette augmentation du risque est probablement liée à la modification du microbiome pulmonaire avec les CSI qui entraînent des perturbations de ce microbiome au profit du genre Streptococcus spp qui augmente en proportion et en nombre.

Dr Dominique-Jean Bouilliez

Référence
Maître T : Corticothérapie inhalée et risque infectieux. 24ème Congrès de Pneumologie de Langue Française (Paris) : 24-26 janvier 2020.

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