Consommation d’alcool : les Britanniques en remettent un coup sur la prévention

Londres, le lundi 11 janvier 2016 - La consommation abusive d’alcool reste un problème de santé publique important en Grande-Bretagne, plus exposée notamment que la plupart des pays européens au phénomène du binge drinking. Cependant, les recommandations en matière de consommation n’avaient pas été réactualisées depuis 1995. Il y a vingt ans, il était préconisé de ne pas aller au-delà de 21 unités d’alcool (10 millilitres d’alcool pur… soit environ une demie-pinte de bière si prisée des Britanniques). Aujourd’hui, Sally Davis, responsable de la santé publique auprès du gouvernement, indique : « Boire de l’alcool régulièrement représente un risque pour la santé de tout le monde mais, si les hommes et les femmes limitent leur consommation à un maximum de 14 unités par semaine, ils maintiendront le risque de maladie bas ». Un message qui contraste quelque peu avec la position plus stricte de certains pays dont la France où l'on insiste sur l’absence de seuil et sur l’identification d’un risque dès une faible consommation. Cette prise de position de Sally Davis s’est accompagnée de conseils très pratiques : boire lentement et plutôt pendant un repas et  observer quelques jours de sobriété totale par semaine (ce qui ne doit pour autant pas inciter à se "rattraper" les autres jours). De la même manière, les préconisations visant les femmes enceintes ne sont pas exemptes d’un certain pragmatisme. Il est bien sûr rappelé que l’objectif est l’absence totale d’alcool pendant la grossesse. Néanmoins, si une telle abstinence était trop difficile à respecter, il est signalé qu’il est plus que préférable de ne pas dépasser une à deux unités, une ou deux fois par semaine.

M.P.

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