Covid-19 : un plan massif pour l’hôpital après la crise

Mulhouse, le jeudi 26 mars 2020 – A l’issue d’une visite de l’hôpital de campagne déployé à Mulhouse, le Président de la République, Emmanuel Macron, s’est adressé à la nation. Après avoir « salué la mémoire des soignants » morts depuis le début de l’épidémie de Covid-19, appelé à l’unité et promis la « transparence », le Président de la République a fait un certain nombre d’annonces.

Il a d’abord rapporté avoir demandé au « gouvernement une réponse claire et forte de court terme pour l’ensemble des personnels soignants ». Ainsi, les heures supplémentaires seront majorées « sous forme d’une prime exceptionnelle » mais dont il n’a pas précisé le montant.

Une approximation qui suscite déjà des commentaires dans les milieux syndicaux.

Pour le plus long terme, le Chef de l’État a assuré qu’après la flambée, « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières » sera mis en œuvre pour « notre hôpital », ce qui pourrait s’avérer difficile compte tenu de la crise économique qui se profile. Sur ce dernier point, Emmanuel Macron réunira les partenaires sociaux, vendredi.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé que le personnel hospitalier aura bientôt à sa disposition un numéro d'appel afin de panser les plaies psychologiques générées par cette médecine de « catastrophe » (alors qu’existent déjà une cellule psychologique à destination du grand public et une cellule dédiée aux patients et à leurs familles).

Covid-19 : opération Résilience

Le Président a enfin annoncé, dans son discours solennel, le lancement de l’opération Résilience, distincte de l’opération Sentinelle, consacrée à « l’aide et au soutien aux populations ainsi qu’à l’appui au service public » dans les domaines sanitaires, logistiques et de la « protection ».

Dans ce cadre, le porte-hélicoptère Mistral sera déployé dans le sud de l’Océan indien, à partir de début avril quand le porte-hélicoptère Dixmude se positionnera dans la mer des Antilles « en soutien de nos territoires ultra-marins ».

Mais la mission des militaires reste floue comme en témoigne le communiqué du ministère des armées qui explique que les forces armées s’engageront « dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’État » sans plus de détail.

Concernant les portes hélicoptères, leur rôle pourrait être d’accueillir des patients pour soulager les hôpitaux locaux. « Il faut voir les bateaux comme des pions de réserve, qu’on pourra exploiter le moment venu » explique l’état-major de la marine nationale.

Le Président s’est enfin engagé à faire un nouveau point de situation et d’autres annonces dans les prochains jours.

Xavier Bataille

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Vos réactions (2)

  • Promesses, promesses, promesses...

    Le 26 mars 2020

    On rappelle juste la surdité totale du gouvernement avant l'épidémie : 800 chefs de Service démissionnaires et 1 an de crise avec grèves aux urgences. C'est sûr que l'épidémie ne s'est pas développée sur un terrain favorable, et pourtant il faut bien "faire avec". Quant aux promesses "d'investissements massifs" et de "revalorisation des salaires", froidement refusée encore récemment, on nous dira bientôt...qu'il y a plus urgent. Qui croit encore ce gouvernement...?

    Dr Astrid Wilk

  • Vive les cliniques privées !

    Le 27 mars 2020

    Avant de les subsidier, il est impératif de diminuer de manière drastique le nombre de personnels non soignants qui avoisine les 50 % dans certains hôpitaux de façon à retrouver un pourcentage équivalent à celui des cliniques privées portant autrement mieux gérées que les hôpitaux. Mais toucher à ces administratifs "en place" relève d'un défi incontrôlable.

    Vive les cliniques privées et la qualité de leurs soins.

    Dr Guy Roche, ancien interniste horriblement mal soigné dans un "grand hôpital"

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