De l’intérêt du timbre dans la maladie d’Alzheimer

La mauvaise tolérance digestive des inhibiteurs de la cholinestérase limite souvent l’augmentation des posologies, au détriment de leur efficacité. Or, la présentation transdermique n’a pas ces effets indésirables digestifs comme le confirme une étude récente ouverte, multicentrique, d’une durée de 24 semaines conduite chez des patients ayant une maladie d’Alzheimer probable (MMS entre 10 et 26). Dans ce travail, Exelon forme transdermique à dose initiale de 4,6 mg/24h de novo, ou en substitution d’un traitement oral par inhibiteur de cholinestérase, a permis à près de 75 % des patients (n=163) d’atteindre la posologie maximale (9,5 mg/24 h), avec maintien de cette dose au moins 8 semaines chez 70 % d’entre eux (n=154). Il faut souligner que dans des études similaires avec la forme orale au plus 40 % des patients pouvaient atteindre la posologie optimale. Les effets indésirables les plus fréquents étaient cutanés (22,9 %), mais ils n’ont justifié une interruption de traitement que dans 11 % des cas. Enfin, sur le plan clinique, 73 % des patients (n=151) étaient considérés comme stabilisés ou améliorés (Impression Clinique du changement/CGI) en fin d’étude.

Dr Roseline Péluchon

Référence
Verny M et coll. : Etude ouverte sur 24 semaines de l’efficicence clinique d’Exelon transdermique 9,5MG/24h chez des patients présentant une maladie d’Alzheimer (MA). 10e réunion Francophone sur la maladie d’Alzheimer et syndromes apparentés (Nantes) 20-22 Octobre 2009.

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