Démantèlement d’un réseau de trafic d’organes en Egypte

Paris, le jeudi 24 août 2017 - Un journaliste allemand Thilo Mischke a publié sur son compte Facebook un reportage édifiant semblant révéler l’existence de pratiques interdites en matière de prélèvement et de greffe d’organes en Egypte. Thilo Mischke s’est rendu dans un hôpital égyptien, en tant que touriste et a demandé des précisions sur le don d’organe, en évoquant la maladie de son père. Le directeur de l’établissement a d’abord détaillé les règles s’appliquant (donneur familial et gratuité) avant d’affirmer qu’il était tout à fait possible de "contourner" ces règles. Puis, le journaliste a interrogé des réfugiés soudanais affirmant avoir été les victimes d’un réseau de trafic d’organes. Ce reportage, traduit en arabe, a soulevé une importante émotion en Egypte et conduit les autorités à mener l’enquête. Un vaste réseau est ainsi en train d’être démantelé : douze personnes, dont trois médecins et quatre infirmières ont été arrêtées en début de semaine dans un hôpital privé du gouvernorat de Gizeh dans le sud du Caire. Au moment de l’interpellation, certains des praticiens étaient en train d’opérer un homme pour lui prélever un rein et une partie du foie, contre la somme de 8 500 euros. L’établissement a été fermé. Cette arrestation fait suite à l’incarcération en décembre de 25 personnes, dont plusieurs médecins, pour des faits similaires. Selon les Nations Unies, des centaines d’Egyptiens pauvres vendent leurs organes chaque année.

M.P.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article