Des données rassurantes sur la descendance des hommes traités par immunosuppresseurs

Les registres médicaux nationaux danois, pratiquement exhaustifs, permettent de connaître la fréquence des naissances prématurées, des nouveau-nés de petit poids, et des malformations congénitales (y compris celles qui ne sont diagnostiquées qu’après la naissance). Cette étude concerne les enfants dont les pères ont pris un traitement immunosuppresseur dans les mois précédant et suivant la conception.

 Les données concernent 417 634 enfants, dont 2 123 ont des pères qui ont suivi un tel traitement (azathioprine, cyclosporine, méthotrexate, mycophénolate mofetil). La fréquence des malformations et autres anomalies n’est pas plus élevée chez les enfants dont les pères ont été traités, soit avant soit pendant la grossesse. Les données sont surtout valides pour l’azathioprine, prise par 1 246 pères. Pour les autres immunosuppresseurs, les effectifs sont plus petits, mais les données tout aussi rassurantes. Enfin, les auteurs rappellent qu’ils n’ont pas étudié la fertilité des hommes traités par immunosuppresseurs, mais seulement le risque de malformation congénitale. 

Dr Daniel Wallach

Références
Egeberg A, Gislason GH, Nast A : Birth Outcomes in Children Fathered by Men Treated with Immunosuppressant Drugs before Conception-A Danish Population-Based Cohort Study.
J Invest Dermatol., 2017; 137: 1790-1792.

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