Déserts médicaux : des critères affinés

Paris, le lundi 13 mars 2017 - Aujourd’hui, un désert médical est défini uniquement en fonction du nombre de médecins par habitants. Cette classification ne tient cependant pas compte de différentes spécifiques, notamment l’âge des patients, mais aussi celui des médecins ! Aussi, le ministère de la Santé vient d’annoncer l’affinement des critères utilisés. Désormais, les besoins liés à l’âge de la population, le temps d’accès vers le généraliste, le volume d’activité des praticiens et l’âge de ces derniers entreront en ligne de compte. Voilà qui devrait permettre davantage d’anticipation, à l’heure où les prochains départs à la retraite suscitent l’inquiétude dans de nombreuses localités. En vertu de ces nouveaux critères, le nombre de zones bénéficiant d’aides pourrait doubler. Il s’agit d’un nouvel engagement du gouvernement en faveur de la lutte contre les déserts médicaux, qui s’inscrit dans la même lignée que la mise en place des contrats d’engagement de service public dont 1 800 ont été signés.

M.P.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Déréglementer !

    Le 14 mars 2017

    En 2005-2006, j'ai suivi, en milieu rural, les missions MSA. Environ 25 départements. Environ une centaine de chefs lieux de canton. Pour moi, un désert médical, c'est un gros bourg idéal, une belle maison médicale dans laquelle il n'y a pas eu de médecins depuis quelques années alors qu'il devrait y en avoir trois.

    Les raisons de cette désertification sont très diverses d'un endroit à l'autre, parfois des conflits caractériels entre médecins, parfois des histoires de couples, j'ai même vu des suicides, parfois des questions de revenus, parfois des jalousies entre épouses, parfois et même souvent trop de distances avec des établissements bien équipés.

    Je ne connais pas de solution commune à des problèmes aussi variés d'un endroit à un autre. Sauf le retour aux libertés : liberté des honoraires pour assurer un BNC correct, liberté des investissements basiques pour ne pas devoir prescrire des examens à 80 kms, liberté des choix des médecins, liberté d'installation dans ces conditions. Une formation supplémentaire est indispensable en passant par les urgences hospitalières.

    Je rappelle qu'à la chute du mur de Berlin, l'Allemagne de l'Est était devenue, partout, un désert médical. 90 % des médecins de l'Est étaient partis à l'ouest fuyant les contraintes administratives communistes sauf les membres du Parti.

    Il a suffi de deux ans pour créer de belles oasis avec pour seul principe de libérer les médecins comme à l'ouest.

    JD

Réagir à cet article