Deux décès directement liés à la Dengue sur l’île de La Réunion

Saint-Denis, mercredi 8 août 2018 – Dans un point épidémiologique, la préfecture de l’île de la Réunion annonce que deux décès, survenus en mai et juin, sont directement liés à l’épidémie de dengue que subit actuellement l’île de La Réunion, malgré l’entrée dans l’hiver austral.

« Les trois décès, constatés en mai et juin dernier et qui avaient été annoncés mi-juillet en marge de la réunion du GIP-LAV, ont fait l'objet d'investigations médicales (…) Il a été confirmé que le premier cas était indirectement lié à la dengue du fait de plusieurs autres pathologies associées, mais que les deux derniers sont directement liés au virus » explique, en substance, l’institution.

Au total, 6 382 cas ont été confirmés depuis le début de l'année, dont 421 ont conduit à un passage aux urgences et 135 à une hospitalisation.

Pour lutter contre le phénomène, « la lutte anti-vectorielle (…) a été renforcée (…) Les équipes de lutte anti-vectorielle restent fortement mobilisées sur le terrain. (…) Plus de 2,000 visites domiciliaires sont effectuées chaque semaine en « porte à porte » pour informer et sensibiliser la population aux gestes de prévention, supprimer les  larvaires et éliminer les moustiques adultes susceptibles de transmettre la dengue à travers la programmation de traitements insecticides hebdomadaires dans les zones les plus impactées », souligne la préfecture.

X.B.

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Vos réactions (1)

  • La question du double vecteur

    Le 13 août 2018

    Pour avoir une idée réaliste de l'épidémie, en sus des "6 382 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables" enregistrés depuis le début de l’année 2018, il faut prendre en compte les 20 280 patients présentant des syndromes dengue-like enregistrés en consultation de ville sur la même période.
    Pour mémoire, le point épidémiologique du 3 juillet dernier faisait état de 18 000 cas de dengue-like. Ça change un peu la donne et ça permet de mieux appréhender les 130 cas sévères qui ont été hospitalisés de même que les décès qui en découlent. Trois ont été annoncés, deux autres sont en cours d'interprétation par la commission des sages qui, comme chacun sait, sont longs à se réunir et à se décider.
    Pour donner un ordre d'idée, on peut citer l'épidémie qui a frappé le Sri Lanka entre janvier et juillet 2017. 80 732 cas ont été enregistrés qui ont entraîné 215 décès (source www.medecinetropicale.com).
    Et puis reste la question du double vecteur.
    Que le moustique femelle contaminé soit le vecteur court et domestique entrant dans les domiciles pour ses repas de sang est exact. Ce qui n'est pas établi, c'est que le virus puisse supporter une météo plutôt frisquette comme ces dernières semaines d'hiver austral dans un organisme sans vie.
    Ce qui n'est pas non plus bien établi, c'est que les œufs du moustique soient contaminés alors même que la mère l'est de façon certaine. La plupart des études disent que ces œufs ne peuvent pas être contaminés de façon durable le virus ne pouvant l'être que sur un organisme vivant.
    Chaque génération de moustiques qui naît arrive, par conséquent, probablement indemne.
    Pour tout expliquer, il nous faut invoquer un autre vecteur : un vecteur long porteur sain se déplaçant aussi loin que l'épidémie le fait en altitude (800 mètres) et sur 60 kms en bord de côte.
    Si les œufs d’Aedes albopictus sont résistants à la sécheresse, ce n'est pas le cas des virus qui seraient contenus dans ces œufs.
    Le cycle de transmission reprend si le vecteur long transmet le virus au vecteur court, les moustiques sains lors de leur naissance. Alors quel est le vecteur long porteur sain du virus ? Voilà la question qui pose problème. Certains évoquent les chauve-souris, une espèce protégée.

    Docteur J. Doremieux habitant à la ligne des 400 soit 12 degrés le matin et aucun moustique
    .

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