Dispensation adaptée des médicaments : c’est signé !

Paris, le jeudi 13 février 2020 - L’Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) et l’Assurance Maladie ont signé hier un nouvel avenant (n°20) à la convention pharmaceutique qui précise les modalités de mise en œuvre de la dispensation adaptée. Ce dispositif doit permettre un renforcement du rôle de conseil des officinaux mais est décrié par les médecins généralistes qui y voient une forme de "censure" de leurs ordonnances.

Cette dispensation adaptée, également qualifiée d’« intervention pharmaceutique », consistera en la « non-dispensation par le pharmacien de tout ou partie des traitements à posologie variable » comme l’avait souligné Gilles Bonnefond en décembre dernier.

« L’objectif est d’inciter le pharmacien à adapter la dispensation d’un médicament pour s’assurer de la délivrance de la quantité pertinente nécessaire au traitement du patient » précise la caisse.

En pratique, le pharmacien serait donc chargé de « s’assurer de la délivrance de la quantité pertinente de médicaments nécessaires au traitement prescrit, afin d’éviter tout risque de mésusage ».

Une intervention pharmaceutique a minima ?

L’adaptation de la dispensation par le pharmacien sera néanmoins largement encadrée, elle se devra « de respecter la prescription médicale (…) et concerne uniquement des traitements dont la posologie peut être ajustée, en fonction des symptômes perçus par le patient et de sa libre appréciation, en respectant l’objectif thérapeutique. Vingt-deux classes thérapeutiques (voir encadré) ont été inclues dans l’accord ».


Les vingt-deux classes thérapeutiques retenues par la CNAM

Si l’adaptation par le pharmacien de la dispensation contribue à faire diminuer les volumes de boites délivrés, une part des économies réalisées sera reversée aux officines, sous la forme d’une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP).

Ce dispositif est mis en place pour deux ans. A l’issue de cette période, un bilan sera réalisé pour en évaluer l’impact et l’efficacité.

Notons que la FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutique de France) a refusé de signer ce texte. Elle estime en effet que cette dispensation adaptée est une intervention pharmaceutique a minima.

X.B.

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Vos réactions (1)

  • - en - = +

    Le 15 février 2020

    Vendre moins pour gagner plus, ils sont forts ces pharmaciens. Mieux que chez E. Leclerc !

    Ph Delebecque (IDE en retraite)

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