e-cig : décès d’un mineur aux Etats-Unis, praticiens incités au signalement en France

Paris, le mercredi 9 octobre 2019 – Les informations inquiétantes concernant la cigarette électronique sont quasiment quotidiennes aux États-Unis. Ainsi, hier soir le New York Times a indiqué que pour la première fois un mineur aurait succombé à une atteinte pulmonaire grave en lien avec l’utilisation de cigarette électronique. Le patient âgé de 17 ans, originaire du Bronx est mort vendredi dernier au cours d’une seconde hospitalisation pour une atteinte pulmonaire que les praticiens ont reliée à son recours fréquent à la cigarette électronique. Si ce cas était confirmé, il s’agirait du 23ème décès enregistré depuis le début du mois d’août (18 actés par le dernier bilan publié par les CDC ce vendredi 4 octobre). Il paraît en outre confirmer la grande vulnérabilité des plus jeunes et leur exposition majeure : parmi les 1 080 cas considérés comme confirmés ou probables, 16 % des patients étaient âgés de moins de 18 ans et 21 % de 18 à 20 ans.

Réglementations contraignantes

Cette situation américaine, même si des indices convergents semblent suggérer un rôle majeur des produits contenant du cannabis et/ou des liquides artisanaux, a conduit de nombreux états à adopter des dispositions parfois très restrictives. Ainsi, plusieurs états dont celui de New York et du Massachusetts ont décidé d’interdire les cigarettes électroniques aromatisées, qui séduisent tout particulièrement les jeunes et facilitent leur dépendance à ce nouveau produit. Par ailleurs, le Michigan est récemment devenu le premier Etat américain à interdire complétement l’e-cigarette.

Signalement

En Europe, où aucun cas n’a été recensé, les mesures restrictives sont bien moins nombreuses, même si historiquement, certains pays (dont la Suisse par exemple) observent des positions plus réservées que les autres quant à la faible dangerosité de la e-cig comparativement à la cigarette classique. En outre, en France, un dispositif spécifique de signalement de cas éventuellement suspects d’atteintes pulmonaires a été mis en place. Son existence a été rappelée par un communiqué spécial du fil « Urgent » de la Direction générale de la Santé ce 8 octobre. « Les médecins peuvent effectuer le signalement des cas sur le portail des signalements https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil (dans la rubrique « Effet sanitaire indésirable suspecté d’être lié à des produits de consommation » sous intitulé « vapotage & pneumopathie ») explique ainsi la DGS. Absolument nécessaire, on peut néanmoins espérer que ce système ne se révèle finalement pas utile.

Aurélie Haroche

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