Eau potable introuvable au Nigeria

Lagos, le samedi 30 juin 2018 - Trois enfants viennent de mourir du choléra dans la région de Gombe au Nigeria où sévit depuis le mois d’avril une épidémie qui a déjà touché plus d’une centaine de personnes et fait plus d’une dizaine de morts. L’impossible accès à une eau saine est à l’origine de cette flambée. Mais si cette épidémie retient l’attention, les problèmes d’approvisionnement en eau potable concernent tout le Nigeria depuis plusieurs années. Récemment un journaliste nigérian a assuré que 80 % des Nigérians n’ont pas un accès suffisant en eau potable. Pour les éditorialistes du site Africa Check la situation pourrait être plus dramatique encore si l’on en croit les résultats d’une enquête menée en 2016/2017 sur la qualité de l’eau. Il apparaît que dans 90,8 % des foyers inspectés, une eau contaminée par des E.coli est consommée quotidiennement. Une contamination très élevée (plus de 100 unités formant une colonie, UFC) a été repérée dans 46,4 % des échantillons testés, tandis qu’une contamination de niveau faible à élevé est déplorée dans 44,4 % des autres. Cette situation, dont les causes sont multiples (outre la vétusté des infrastructures, le manque d’investissement, les fréquents sabotages des oléoducs sont également en cause), est l’objet d’une attention soutenue de la part de l’Union européenne. Les aides envoyées n’ont cependant pas permis aujourd’hui une amélioration significative. Aussi la situation alarme les organisations humanitaires, notamment dans les camps de réfugiés et les zones les plus pauvres. Dans l’état de Borno, où le camp de Pulka accueille 65 000 personnes ayant fui Boko Haram, il est très difficile de distribuer au moins un litre d’eau par jour aux familles

M.P.

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