ECNi : jusqu’ici, tout va bien !

Bien avant l'ECNi...

Paris, le mardi 21 juin 2016 – A l’enjeu que représente pour la majorité des étudiants en médecine en D4 le passage des épreuves classantes nationales (ECN) s’ajoute cette année, on le sait, le fait que cet examen soit pour la première fois entièrement informatisé. Or, les tests réalisés furent loin de se révéler tous concluants. La première journée s’est cependant déroulée hier sans dysfonctionnement, rassérénant les étudiants, sans cependant apaiser totalement leur appréhension. A l’exception d’une ou deux tablettes connaissant un bug rapidement résolu grâce à l’intervention des techniciens et de quelques remarques sur la qualité des images d’une IRM et d’un ECG, aucune difficulté n’est venue troubler cette première séance. Côté sujet, certains des Dossiers cliniques progressifs (DCP) soumis aux étudiants ont parfois surpris, notamment celui concernant un neuroblastome de l’enfant. Quatre demi journées sont encore prévues, dont celle de ce matin (Questions isolées, QI), qui selon les dernières informations disponibles à 13 heures, n’aurait également pas connu de ratés. C’est cependant l’épreuve de lecture critique d’article, qui doit se dérouler demain matin, qui suscite le plus de craintes, puisqu’elle n’a jamais pu se dérouler sans encombre. Si les étudiants ont obtenu que les articles soient diffusés au format papier, l’absence de test dans cette conformation mêlant informatique et papier inquiète quelque peu.

Psychostimulants : des étudiants en médecine en première classe

Ce stress supplémentaire auxquels sont exposés des étudiants pourrait faire le lit de la consommation de certains produits stimulants. Les carabins sont on le sait nombreux à utiliser de telles substances. Une étude réalisée par l’équipe de Guillaume Fond récemment publiée dans la revue Medicine a ainsi confirmé qu’un tiers des étudiants en médecine ont recours à des psychostimulants, notamment lors des deux années de concours en première et sixième année. Sur 1 700 étudiants en médecine et jeunes médecins, 6,7 % reconnaissaient consommer des psychostimulants "sur ordonnance", avec une prédilection pour les corticoïdes (utilisés par 4,5 % des carabins). On retrouvait également 5,2 % de jeunes gens indiquant s’orienter vers des produits illicites, comme la cocaïne ou des dérivés d’amphétamines. Enfin, 29,7 % signalaient se tourner vers des substances licites, ne nécessitant pas d’ordonnance. Ces résultats, qui avaient été révélés dès l’année dernière, confirment que le recours à des substances stimulantes est le plus fréquent dans les études de médecine par rapport aux autres disciplines, en raison probablement d’un accès facilité et à un stress accru. Les recherches de Guillaume Fond doivent s’approfondir afin notamment de déterminer l’influence de ces pratiques sur les résultats obtenus aux examens et concours.

Léa Crébat

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